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Grèce : sophisme et farce démocratique

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Juillet 2015 a vu se jouer sur la scène européenne une véritable « farce démocratique » à un rythme vaudevillesque !

Après cinq mois de négociations et de sursis, un référendum décidé dans la précipitation et rudement désavoué par Bruxelles, et qui voit le peuple rejeter à une forte majorité les mesures exigées par la troïka, une victoire de la Démocratie !

Vite transformée, en une capitulation voire une « trahison », les mesures « austéritaires » du mémorandum rejetées par le peuple s’appliqueront et seront même renforcées…Ce coup est dur pour la démocratie en Europe et n’est pas sans rappeler le précédent du NON français de 2005 au TCE…

Cet évènement est cependant salutaire car, par sa portée internationale, il a permis de mettre en lumière la nature  profondément anti démocratique de cette construction européenne. Pour  les démocrates authentiques plus d’atermoiement, il faut en sortir et vite !

Je  garde en mémoire une sentence de Charles Pasqua qui avait dit avec son accent rocailleux : « l’Europe (de Bruxelles) est un totalitarisme mou, mais un totalitarisme tout de même ! » Force et de constater que l’UE c’est Big Bruxelles !

Les leçons :

-Certains pensaient que nous pouvions sous-traiter la désintégration de l’euro et de l’UE aux Grecs : Lire la suite

Vers un printemps grec ?

Communiqué du Bureau exécutif du Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 26 janvier 2015.

Le M’PEP se réjouit de la victoire de SYRIZA lors des élections législatives du 25 janvier 2015 en Grèce. Avec plus de 36% des voix, SYRIZA est désormais la première force politique du pays, son leader, Alexis Tsipras, est devenu Premier ministre. La Commission européenne, la Banque centrale européenne, les milieux dirigeants allemands, soutenus par les grands médias, avaient pourtant tenté de semer un climat d’inquiétude sur la perspective de l’accession de SYRIZA au pouvoir. Ce parti a été qualifié de « gauche radicale » pour effrayer le public, alors qu’il se classe plutôt dans la gauche modérée puisqu’il ne souhaite ni sortir de l’Union européenne, ni de l’euro. D’ailleurs les marchés financiers n’ont manifesté aucun signe d’inquiétude après la victoire électorale de SYRIZA.

1- Les Grecs ont manifesté leur volonté de reconquérir leur souveraineté nationale et ils ont rejeté les politiques néolibérales d’austérité et la classe politique corrompue et discréditée, gauche et droite confondues.

Le peuple grec s’est prononcé pour une solution nationale : libérer la Grèce des envahisseurs que sont les hommes en noir de la Troïka (Banque centrale européenne, Fonds monétaire international, Commission européenne), retrouver leur dignité. Cette lutte de libération nationale a pour but de redonner à la Grèce sa pleine souveraineté, seule solution pour que le peuple choisisse lui-même son destin. C’est ce qu’a dit, à juste titre, Alexis Tsipras dimanche soir : « le peuple grec a écrit l’histoire ». La leçon est bonne pour toute l’Union européenne : chaque peuple a la possibilité de reprendre en main sa souveraineté à l’échelle nationale. Lire la suite