Archives du mot-clef M’PEP

Vers un printemps grec ?

Communiqué du Bureau exécutif du Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 26 janvier 2015.

Le M’PEP se réjouit de la victoire de SYRIZA lors des élections législatives du 25 janvier 2015 en Grèce. Avec plus de 36% des voix, SYRIZA est désormais la première force politique du pays, son leader, Alexis Tsipras, est devenu Premier ministre. La Commission européenne, la Banque centrale européenne, les milieux dirigeants allemands, soutenus par les grands médias, avaient pourtant tenté de semer un climat d’inquiétude sur la perspective de l’accession de SYRIZA au pouvoir. Ce parti a été qualifié de « gauche radicale » pour effrayer le public, alors qu’il se classe plutôt dans la gauche modérée puisqu’il ne souhaite ni sortir de l’Union européenne, ni de l’euro. D’ailleurs les marchés financiers n’ont manifesté aucun signe d’inquiétude après la victoire électorale de SYRIZA.

1- Les Grecs ont manifesté leur volonté de reconquérir leur souveraineté nationale et ils ont rejeté les politiques néolibérales d’austérité et la classe politique corrompue et discréditée, gauche et droite confondues.

Le peuple grec s’est prononcé pour une solution nationale : libérer la Grèce des envahisseurs que sont les hommes en noir de la Troïka (Banque centrale européenne, Fonds monétaire international, Commission européenne), retrouver leur dignité. Cette lutte de libération nationale a pour but de redonner à la Grèce sa pleine souveraineté, seule solution pour que le peuple choisisse lui-même son destin. C’est ce qu’a dit, à juste titre, Alexis Tsipras dimanche soir : « le peuple grec a écrit l’histoire ». La leçon est bonne pour toute l’Union européenne : chaque peuple a la possibilité de reprendre en main sa souveraineté à l’échelle nationale. Lire la suite

Appel à sanctionner le PS-EELV aux élections municipales

le 22 mars 2014  Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP) 
Résumé

Le Parti socialiste, depuis sa victoire à l’élection présidentielle et aux législatives de 2012, mène une politique dans la stricte continuité de celle conduite par monsieur Sarkozy. Le chômage, la précarité, la pauvreté, l’aggravation des inégalités prennent des proportions dramatiques. Aucune issue positive pour la population n’est à attendre de l’acharnement avec lequel les socialistes appliquent les dogmes les plus éculés de la doctrine néolibérale. Cette situation n’a rien de surprenant. C’est la ligne politique constante suivie par le Parti socialiste depuis le « tournant de la rigueur » qu’il a opéré en 1982-1983. Toutes les mesures principales prises depuis 2012 vont ouvertement dans le sens de l’accélération de la domination du capitalisme néolibéral.

Les élections municipales des 23 et 30 mars 2014 sont tout à fait particulières pour deux séries de raisons. D’une part, l’acte III de la décentralisation, largement méconnu par la population, créée une situation parfaitement ubuesque. Ces élections, en effet, se déroulent avant que l’on sache exactement quelles seront les futures compétences des collectivités locales. D’autre part, dix-sept années d’exercice du pouvoir par le PS depuis 1981, permettent désormais de dresser le bilan du principal parti de gouvernement à gauche. Ce bilan est accablant. Voter pour le PS ou s’allier avec lui, comme le font EELV et le PCF dans certaines villes, c’est voter ou s’allier avec le plus dangereux des partis au service des classes dominantes. Car telle est la réalité d’aujourd’hui : le PS, abusant de son image mythique de parti de « gauche », arrive à faire passer des « réformes » (néolibérales) mieux que la droite. Bénéficiant de l’héritage historique d’un parti jadis socialiste, il arrive, avec la connivence de ceux des syndicats ramollis par leur allégeance à la politique de l’UE dont ils font partie au sein de la Confédération européenne des syndicats, à faire passer des « réformes » exigées par la Commission européenne, qui auraient suscité des luttes et résistances si c’était la droite qui était aux commandes. Mitterrand avouait en 1981 déjà que l’arrivé de la gauche atténuera les luttes de classes ! Les élections municipales, premières élections succédant à l’arrivée au pouvoir du PS en 2012, sont donc l’occasion de sanctionner le plus sévèrement possible ce parti.

Bien sûr, il faudra sanctionner également toutes les listes sur lesquelles se trouvent des amis de messieurs Sarkozy, Fillon, Copé, Bayrou, Borloo. Ils ont mené la même politique que celle de messieurs Hollande et Ayrault. Il faudra aussi sanctionner toutes les listes où se trouvent des amis de la famille Le Pen, car leur démagogie et leur xénophobie contribuent au blocage politique de notre pays. Par défaut, le M’PEP appelle à voter pour des listes de citoyens intègres, attachés à l’indépendance de notre pays, aux libertés des collectivités territoriales, proposant des programmes favorables aux intérêts de la population.

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ENSEMBLE, BOYCOTTONS LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES ! L’UE SUPRANATIONALE ET NÉOLIBÉRALE EST ILLÉGITIME

Communiqué de presse du Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP), le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), les Clubs « Penser la France ».

Le 5 novembre 2013.

Antisociale, antidémocratique, belliqueuse et dictatoriale, l’Union européenne (U.E.) pilotée par l’axe Washington-Berlin s’acharne sur la souveraineté et sur les conquêtes sociales des peuples. Sous l’égide d’Angela Merkel, la « Troïka » (Commission de Bruxelles, FMI et BCE) martyrise les peuples sous le talon de fer de l’austérité à perpétuité.

À son tour, la France en récession s’enfonce dans la crise politique et morale. La pauvreté, la précarité, la désindustrialisation et le chômage de masse plongent notre peuple dans le désarroi. Les services publics, la protection sociale, l’Éducation nationale, les retraites, la Sécurité sociale sont étranglés au nom de la funeste « monnaie unique » ; la tutelle humiliante de Bruxelles, les diktats arrogants de Berlin écrasent notre pays avec la parfaite collaboration des dirigeants du MEDEF, de l’UMP et du PS. Lire la suite

APPEL POUR QUE REVIENNENT LES JOURS HEUREUX !

Appel lancé par les Clubs « Penser la France » (CPF), le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP) et le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF). Le 18 juin 2013.

 

Pour riposter à l’entreprise de liquidation des conquêtes sociales et de la France républicaine, en prenant appui sur les résistances sociales, civiques et patriotiques, pour une République sociale, souveraine et fraternelle, ensemble défendons et actualisons le programme du Conseil national de la Résistance !

Par la faute des gouvernements successifs qui, depuis plusieurs décennies, ont engagé la France dans la funeste « construction » européenne, notre pays vit une situation potentiellement mortelle à moyen, voire à court terme :

  • attaques incessantes contre la protection sociale (retraites, assurance-maladie, etc.), les salaires et les revenus du travail, asphyxie des services publics (école, hôpital, Poste, Équipement, SNCF, EDF, etc.), liquidation rampante du droit du travail et précarisation généralisée des travailleurs, destruction du « produire en France » au nom de la « concurrence libre et non faussée ouverte sur le monde » prescrite par les traités européens EN ALLEGEANCE AU LIBRE-ECHANGE malgré l’opposition croissante du peuple français (cf. la manière dont le Non français à la constitution européenne en 2005 a été contourné par l’UMP, le « centre » et le PS) ;
  • liquidation accélérée de l’indépendance nationale (politique, monétaire, budgétaire…), cette base inaliénable de la souveraineté du peuple, au nom de l’« Europe fédérale » et de l’« Union transatlantique » ; subordination croissante de la diplomatie et de l’armée françaises à la stratégie mondiale belliqueuse de Washington, notamment au Proche-Orient, et aux diktats financiers et institutionnels de Berlin ;
  • démantèlement de la République une, laïque, sociale et indivisible issue de la Révolution française et de la Libération par la mise en place insidieuse d’une « Europe des régions » et des « métropoles » qui porte en germes l’éclatement du territoire national, l’inégalité des citoyens devant la loi et la montée des revendications sécessionnistes ;
  • destruction des repères patriotiques et républicains les plus élémentaires, de la conscience historique du peuple français, et même de la langue française (« langue de la République » selon la Constitution), assiégée par le tout-anglais impérial. Parallèlement, poussée symétrique de la xénophobie d’État et de l’auto-phobie nationale que porte une large partie de nos prétendues « élites » fascinée par l’Oncle Sam.

Une politique décidée par les classes possédantes Lire la suite