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Grèce : sophisme et farce démocratique

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Juillet 2015 a vu se jouer sur la scène européenne une véritable « farce démocratique » à un rythme vaudevillesque !

Après cinq mois de négociations et de sursis, un référendum décidé dans la précipitation et rudement désavoué par Bruxelles, et qui voit le peuple rejeter à une forte majorité les mesures exigées par la troïka, une victoire de la Démocratie !

Vite transformée, en une capitulation voire une « trahison », les mesures « austéritaires » du mémorandum rejetées par le peuple s’appliqueront et seront même renforcées…Ce coup est dur pour la démocratie en Europe et n’est pas sans rappeler le précédent du NON français de 2005 au TCE…

Cet évènement est cependant salutaire car, par sa portée internationale, il a permis de mettre en lumière la nature  profondément anti démocratique de cette construction européenne. Pour  les démocrates authentiques plus d’atermoiement, il faut en sortir et vite !

Je  garde en mémoire une sentence de Charles Pasqua qui avait dit avec son accent rocailleux : « l’Europe (de Bruxelles) est un totalitarisme mou, mais un totalitarisme tout de même ! » Force et de constater que l’UE c’est Big Bruxelles !

Les leçons :

-Certains pensaient que nous pouvions sous-traiter la désintégration de l’euro et de l’UE aux Grecs : Lire la suite

La Grèce encore et toujours…

Plus que jamais, la Grèce c’est l’Espagne, c’est la France, ce sont les peuples d’Europe!

Par Jacques Cotta • Actualités • Dimanche 15/02/2015 

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Les attentats ou profanations de tombes, outre leur caractère odieux, servent entre autre à faire passer au second plan l’essentiel : ce qui se joue en Grèce après l’élection de Tsipras et le score de Syriza conditionne l’avenir du peuple grec, mais plus, de l’ensemble des peuples d’Europe. Les conditions posées par l’Union Européenne –la poursuite des réformes structurelles notamment- tendent à prolonger en l’aggravant la politique jusque là imposée par la Troïka. Le 7 février se tenait à Paris une réunion publique à l’initiative du CNR-RUE. Ne pouvant y être présent, j’y ai fait parvenir un message que je communique ci-dessous. Il me semble important car le temps passe mais les enjeux demeurent. Accepter les conditions fixées par la BCE, l’UE et le FMI ou refuser de plier. Mais y a-t-il alors une autre solution que la rupture avec l’UE et la reconquête de la souveraineté –économique, monétaire, politique, démocratique- par le peuple grec, ouvrant la voie à tous les peuples d’Europe ?

Les leçons grecques

Notre réunion se fait à l’heure grecque et espagnole. C’est de là qu’il nous faut partir. En Grèce le sol européen a tremblé. En Espagne les répliques sont annoncées et contrairement aux lois de la physique, celles-ci risquent fort d’être d’une magnitude plus importante que la secousse initiale.

Appréciation exagérée ? J’entends d’ici les plus sceptiques me prêter des illusions dans les directions de Syriza ou de Podemos. Mais là n’est pas le point de départ. Aucune illusion, ni là-bas, ni Ici ! En Grèce comme en Espagne, comme en France, comme partout, nous savons qu’il n’existe ni Dieu, ni César ni tribun. Pas plus de sauveur suprême. Ce ne sont pas les chefs qui définissent le mouvement, quel que soit par ailleurs leur talent, leur sincérité ou leur duplicité, c’est le peuple dans sa diversité, dans son unité, dans sa détermination.

  • Telle est la première leçon, forte d’enseignements pour nous en France, que nous délivre le peuple grec.

Lorsque l’intolérable est atteint, que l’arrogance des puissants devient une agression insupportable, lorsque la possibilité  de se nourrir, de se loger, de se soigner, de s’éduquer est compromise, lorsque la vie tout simplement est menacée pour des centaines de milliers, pour des millions, alors le peuple se dresse et dit avec les moyens qu’il trouve à sa disposition : Ca suffit ! Lire la suite