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Olivier Berruyer :« Les faits sont têtus »

Olivier Berruyer décrypte les raisons de la crise

Le Blog d’Olivier Berruyer

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Après avoir fourni une description extrêmement fouillée des caractéristiques de la crise, Olivier Berruyer poursuit son livre par une analyse des ressorts de cette crise du néolibéralisme, dénonçant le laisser-faire et les excès de la finance.

La dénonciation du « laisser-fairisme intégral »

Olivier Berruyer commence son livre en dénonçant la pensée laisser-fairiste, citant Alain Minc, qui affirmait en octobre 2008, que « la crise est grotesquement psychologique ». Même s’il est féru de chiffres, il souligne que l’économie est une science sociale. Il résume la crise actuelle d’une manière synthétique et juste : « nous avons transformé notre système économique en un système qui privilégie le court terme au détriment du long terme, l’intérêt individuel au détriment de l’intérêt collectif, la liberté absolue au détriment de l’égalité et de la fraternité ». Comme d’autres, il souligne que cette crise est une répétition de celle des années 1930 mais que nous n’avons pas, cette fois, l’excuse de la première fois…

Il rappelle le rôle des chocs pétroliers et de l’échec des expériences communistes en Russie et en Chine dans la la victoire idéologique des néolibéraux à la fin des années 1970, autour de deux croyances : le monétarisme et le libre-marché, par opposition à l’Etat et à la planification. Mais pour lui, c’est « le retour de Cro-Magnon et sa massue ». Il souligne que la période de forte régulation bancaire avait  permis d’éviter les crises, comme l’ont montré Reinhart et Rogoff. Il rappelle que selon l’indice de libéralisation financière du FMI, c’est le gouvernement Fabius, qui a, de très loin, le plus libéralisé notre pays. Il rappelle que selon un sondage Ifop, les électeurs de François Hollande étaient paradoxalement les moins enclins à réclamer plus de protection vis-à-vis de la mondialisation. Lire la suite

Par le Cercle des Économistes Citoyens

Considérant:

Qu’une monnaie nationale est un des attributs d’un pays souverain ;

Qu’un pays souverain doit émettre sa propre monnaie ;

Que les seuls besoins d’emprunt sur les marchés correspondent aux devises extérieures (dollars par exemple)  qu’un pays souverain ne peut produire et dont il ne dispose pas (solde négatif de sa balance des transferts, intégrant le déficit commercial) ;

Qu’un Etat ne peut être comparé à un ménage ou a une entreprise. C’est lui qui doit émettre la monnaie permettant aux secteurs privés de payer des taxes et impôts ;

Que la perception des taxes et impôts est un régulateur de la quantité de monnaie en circulation ;

Qu’en conséquence la dette publique (et donc la « nécessité » de la financer sur les marchés) est une totale aberration intellectuelle ou une volonté d’appauvrir les peuples ;

Que tant qu’il existe un besoin (collectivement souhaitable), la volonté de le satisfaire, les moyens techniques, les matières premières et énergétiques et enfin un excès de main d’œuvre disponible et qualifié et le savoir-faire, le Trésor Public doit pouvoir financer les besoins d’investissements du pays ;

Qu’un Etat n’a pas à se poser la question de savoir s’il y a assez de recettes, car en fait il n’en a pas réellement besoin; il peut émettre ce dont il a besoin. Les taxes et impôts participeront ensuite à la  régulation de la quantité de monnaie circulante ; Lire la suite