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Déclaration d’Obama du 14 juin et l’emploi des armes chimiques par la Syrie

Par Alain Corvez, Conseiller en stratégie international, le 14 juin 2013

Le Président Obama subit depuis des mois des pressions de plus en plus fortes des sénateurs républicains, notamment de l’ancien candidat John McCain, pour intervenir militairement en Syrie. Il a répondu à ces attaques par des tergiversations et des déclarations car cela n’entre pas dans ses plans, ni dans ceux de ses conseillers et du Département d’Etat, qui se sont engagés dans un processus avec les Russes pour régler la crise syrienne par la négociation en réunissant une conférence pour la paix sur les bases de celle de Genève du 30 juin 2012.

En outre, les militaires américains lui ont expliqué qu’établir une simple zone d’interdiction aérienne serait un véritable acte de guerre contre la Syrie qui demanderait des moyens considérables d’une part, et que Russie et Chine ne resteraient pas sans réagir. Il n’en est donc pas question, malgré les déclarations de tel ou tel responsable, ou les convictions de « la communauté du renseignement américaine », dont on se rappelle les bévues passées.

Il n’a pas davantage de preuves aujourd’hui de l’utilisation des armes chimiques par le régime syrien qu’il n’en avait auparavant, sinon on le saurait car elles auraient été montrées, comme en 2003 quand Colin Powell a agité tragiquement sa fiole à l’ONU pour justifier l’attaque de l’Iraq ! Lire la suite

Avons-nous encore une diplomatie ?

Agences de presse vendredi 17 mai 2013, par La Rédaction

par Alain Corvez, consultant  et ancien colonel numéro 2 de la FINUL (Liban)

A Corvez

La France ne veut pas que l’Iran participe à la conférence internationale en projet sur la Syrie, a affirmé vendredi le ministère français des Affaires étrangères, alors que Moscou, allié de Damas, a demandé au contraire la présence de cet autre grand soutien du régime syrien.

« En ce qui nous concerne, en tous les cas, (nous ne voulons) pas l’Iran » à la conférence souhaitée par Moscou et Washington et prévue pour le mois de juin à Genève, a souligné le porte-parole du Quai d’Orsay, Philippe Lalliot, lors d’un point-presse.

« La crise syrienne, par contagion, touche toute la zone. Il y a un enjeu de stabilité régionale, on voit mal qu’un pays (l’Iran) qui représente une menace pour cette stabilité participe à cette conférence », a-t-il ajouté.

La Russie a affirmé jeudi qu’elle voulait que l’Iran et l’Arabie Saoudite soient invités à la conférence, considérant ces pays comme deux acteurs clés pour trouver une solution politique à la crise syrienne. Lire la suite