La Grèce encore et toujours…

Plus que jamais, la Grèce c’est l’Espagne, c’est la France, ce sont les peuples d’Europe!

Par Jacques Cotta • Actualités • Dimanche 15/02/2015 

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Les attentats ou profanations de tombes, outre leur caractère odieux, servent entre autre à faire passer au second plan l’essentiel : ce qui se joue en Grèce après l’élection de Tsipras et le score de Syriza conditionne l’avenir du peuple grec, mais plus, de l’ensemble des peuples d’Europe. Les conditions posées par l’Union Européenne –la poursuite des réformes structurelles notamment- tendent à prolonger en l’aggravant la politique jusque là imposée par la Troïka. Le 7 février se tenait à Paris une réunion publique à l’initiative du CNR-RUE. Ne pouvant y être présent, j’y ai fait parvenir un message que je communique ci-dessous. Il me semble important car le temps passe mais les enjeux demeurent. Accepter les conditions fixées par la BCE, l’UE et le FMI ou refuser de plier. Mais y a-t-il alors une autre solution que la rupture avec l’UE et la reconquête de la souveraineté –économique, monétaire, politique, démocratique- par le peuple grec, ouvrant la voie à tous les peuples d’Europe ?

Les leçons grecques

Notre réunion se fait à l’heure grecque et espagnole. C’est de là qu’il nous faut partir. En Grèce le sol européen a tremblé. En Espagne les répliques sont annoncées et contrairement aux lois de la physique, celles-ci risquent fort d’être d’une magnitude plus importante que la secousse initiale.

Appréciation exagérée ? J’entends d’ici les plus sceptiques me prêter des illusions dans les directions de Syriza ou de Podemos. Mais là n’est pas le point de départ. Aucune illusion, ni là-bas, ni Ici ! En Grèce comme en Espagne, comme en France, comme partout, nous savons qu’il n’existe ni Dieu, ni César ni tribun. Pas plus de sauveur suprême. Ce ne sont pas les chefs qui définissent le mouvement, quel que soit par ailleurs leur talent, leur sincérité ou leur duplicité, c’est le peuple dans sa diversité, dans son unité, dans sa détermination.

  • Telle est la première leçon, forte d’enseignements pour nous en France, que nous délivre le peuple grec.

Lorsque l’intolérable est atteint, que l’arrogance des puissants devient une agression insupportable, lorsque la possibilité  de se nourrir, de se loger, de se soigner, de s’éduquer est compromise, lorsque la vie tout simplement est menacée pour des centaines de milliers, pour des millions, alors le peuple se dresse et dit avec les moyens qu’il trouve à sa disposition : Ca suffit !

Cela porte un nom nié par les médias, par les responsables politiques qui ont pignon sur rue, par les commentateurs de tout poil qui font mine de découvrir, l’air surpris, une situation qui pourtant murit depuis plusieurs années. C’est la lutte des classes qui vient d’éclater au grand jour en Grèce, le peuple saisissant les élections pour exprimer sa volonté de reprendre en main sa propre histoire.

  • Tel est le second enseignement de la Grèce.

Important car cela montre la voie à tous les peuples d’Europe. La souveraineté est bafouée partout, dans tous les pays, par l’Union Européenne. La chancelière allemande dicte une politique basée sur l’Euro au détriment de l’intérêt général et au seul profit d’une population vieillissante et de ses fonds de pension. Les autres peuples n’auraient qu’à se plier. A obéir. Et leurs représentants complices n’auraient qu’à appliquer !

Le peuple grec vient d’indiquer clairement par son vote qu’il décide de reprendre en main ses propres affaires. Il signifie son attachement à la souveraineté nationale qui lui est chère. Il est question de survie, mais pas seulement. Il est question aussi de dignité. Le vote grec s’inscrit dans celui que nous français avons exprimé en 2005 en disant non au traité constitutionnel européen que l’UMP et la majorité du parti socialiste ont imposé deux ans plus tard dans un vote au congrès. Notre soutien au peuple grec passe par la réaffirmation de notre vote en 2005, début d’une reprise en main de nos propres affaires. Mais regardons bien ce qui est en train de se passer. Ce n’est pas Hollande, ce n’est pas Sarkozy qui sont en la matière à la remorque de Merkel. C’est l’inverse. Aujourd’hui la chancelière allemande, comme l’actuel président de la république française et l’ancien hier, est en première ligne pour que soit bafoué le vote souverain du peuple grec.

Pressions et menaces sont en effet quotidiennement exprimées. Nous assistons à un véritable concert guerrier de la part des dirigeants de l’UE contre ce peuple du sud qui ose présider à sa propre destinée ?

Angela Merkel donc qui déclare « exclu d’annuler tout ou partie de la dette grecque ».

Benoît Coeuré, un des membres du directoire de la BCE qui affirme « impossible de restructurer la dette grecque en possession de la BCE » alors qu’il ne couterait rien de la biffer d’un simple coup de crayon.

Günther Oettinger, le commissaire européen à l’économie numérique, qui martèle « Le futur gouvernement grec devra respecter les accords conclus entre Athènes et ses partenaires de la zone euro ».

Jens Weidmann, président de la banque centrale allemande, en rajoute espérant –je cite encore- « que le nouveau gouvernement grec ne fera pas de promesses illusoires que le pays ne peut se permettre ».

L’ancienne ministre de Sarkozy, promue au FMI, Christine Lagarde, avait quant à elle averti en déclarant «impossible d’accepter un effacement de la dette grecque…On ne peut pas faire des catégories spéciales pour tel ou tel pays » avait-elle dit pendant que l’ancien ministre de François Hollande propulsé à la commission européenne, Pierre Moscovici, en rajoutait une louche…

La souveraineté nationale et populaire, enjeu politique, démocratique, attachement des peuples, voilà donc la seconde leçon du scrutin grec.

  • La Troisième leçon est susceptible de  nous donner le sourire.

Les grecs ont indiqué par leur vote leur rejet de tous les responsables de la situation dans laquelle ils ont été plongés. Le parti conservateur de la Nouvelle démocratie ami de l’UMP dont les chantages classiques au chaos n’ont eu aucune prise sur la consultation électorale a été défait. Au cours de ses interventions, le premier ministre sortant Antonis Samaras n’a pas manqué de marteler que « Syriza ne sait pas ce qu’est l’Europe, ne comprend pas l’Europe (…), et va dresser l’Europe contre nous », évoquant une menace venue des marchés en cas de victoire de son rival. « Lorsque cela se produit, quelques jours suffisent à nous refaire plonger dans les déficits » avait-il prédit. Cette stratégie ne s’est pas avérée payante. Samaras et son parti ont été défaits !

Avec le parti libéral, le PASOK, parti frère du parti socialiste français, a reçu une gifle historique. Il connait une déroute qui rappelle le sort que les électeurs italiens ont réservé à la gauche italienne. Réduite à la portion congrue, elle est en voie de disparition. Le PASOK de Papandréou avait inauguré la politique d’austérité sous le diktat de la Troïka, c’est à dire l’UE, la BCE, et le FMI. Il y a donc une justice en ce bas monde. Le PASOK est réduit à 13 sièges avec à peine plus de 4% des voix.

Proportionnellement, cela signifierait en France 28 députés socialistes sur 577… La France justement où nous avons pu vérifier à cette occasion la fourberie des socialistes français. Ces amis intimes du Pasok oubliant sans honte leurs amitiés, devenus soudain amnésiques, à l’instar de Jean Christophe Cambadélis, de Ségolène royal, de manuel Valls ou encore de françois Hollande lui –même qui se rangeaient au soir des résultats dans le camp de Syriza tout en exigeant le paiement de la dette…

La Grèce c’est l’Europe, c’est la France

Les trois leçons que je viens d’évoquer rapidement n’ont rien d’exclusivement grec. Elles concernent tous les peuples d’Europe. Elles nous concernent directement, et c’est pourquoi je pars de là.

La Grèce préfigure l’Espagne. J’ai pu constater sur place à Madrid, mais aussi dans les coins plus reculés, que tous les ingrédients présents en Grèce y sont aussi présents. La corruption n’y a épargné aucun gouvernement, du PSOE au parti libéral, jusqu’à la famille royale qui s’est distinguée, sans vergogne. La politique imposée par la Troïka en Grèce a eu des effets identiques en Espagne. Et partout, la même apparente impuissance des peuples, jusqu’à ce que le vote grec intervienne ces jours derniers.

La Grèce préfigure l’Espagne, mais aussi la France. Voilà pour ne rien vous cacher où je veux en venir. Car nous sommes là confrontés directement à nos responsabilités. Comme en Grèce tout y est !

  • La corruption ?

La cinquième république a su nous hisser au sommet du hit parade. Les derniers soubresauts du ministre Cahuzac qui exigeait des français qu’ils se serrent la ceinture lorsque lui-même fraudait et plaçait son argent en suisse valent mieux que tous les longues énumérations…

  • Les faux clivages entre gauche et droite ?

Hollande élu fait plus que Sarkozy qui veut être réélu pour faire mieux et plus encore que Hollande… Ce n’est pas peu dire. Les cadeaux faits sur injonction du Medef au capital financier n’ont jamais atteint ce niveau. La politique prônée par l’Union Européenne en France est mise en pratique par les gouvernements successifs, par les socialistes aujourd’hui avec zèle.

Les milliards qui pleuvent, le pacte dit de responsabilité, l’ANI, les attaques successives contre le droit du travail, les réformes catastrophiques dans l’Education nationale, les nouveaux coups contre les retrait es, les services publics, la sécurité sociale, la remise en cause de tout notre édifice social à la vitesse grand V comme le demandait Denis Kessler, l’ancien patron des compagnies d’assurance et ancien responsable du MEDEF avec le baron Seillière. On assiste sous la « gauche » à la liquidation des acquis arrachés au lendemain de la seconde guerre mondiale dans les grandes grèves de 1945-1947, à la négation de l’histoire, du conseil national de la résistance… Aujourd’hui, c’est la loi Macron, dite loi fourre tout, qui s’emploie à démanteler dans tous les secteurs au nom de la compétitivité et des profits à réaliser. L’ancien banquier de Rothschild ne laisse rien au hasard. Jusqu’à l’information. Certes ils sont revenus sur le texte, mais n’est-ce pas l’intention qui compte ? Avec ce qu’ils avaient prévu, on n’aurait jamais connu Bygmalion, jamais connu Dassault et autre personnalité en délicatesse avec la loi, jamais connu Servier, jamais connu toute affaire de corruption mêlant le monde des affaires, de la politique, de la finance, des médias… Au nom du secret des affaires l’information devait devenir un délit… C’est vrai ils sont revenus, mais n’ayons  crainte. Intégristes fondamentalistes aidant, les tentatives au nom de la sécurité de limiter le droit d’expression, d’information, de réunion, les droits démocratiques du plus grand nombre risquent fort de revoir le jour… Ne suffit-il pas d’entendre le ministre de l’intérieur qui parle au nom de l’Union Européenne…

La Troïka en France et le gouvernement Hollande Valls

Les traits communs entre la France et les autres pays du Sud sont là. Nous sommes, si notre peuple le décide, dans les rails tracés par nos voisins grecs aujourd’hui, espagnols sans doute demain.  A nous d’aider à notre échelle à ce que cela se fasse. Pour y parvenir, encore faut-il dégager une différence notable qui fait notre originalité.

La Troïka, contrairement aux pays voisins, n’a nul besoin d’envoyer ses représentants en France. Elle est présente au cœur des institutions. Les responsables politiques de l’UMP hier, du PS aujourd’hui remplissent à merveille la fonction des émissaires de l’UE, de la BCE et du FMI qui dictent leur loi au Sud.

Une fois encore, le pacte de responsabilité, la loi Macron, les milliards prélevés sur fonds publics en cadeaux aux grosses entreprises au nom de la compétitivité, les 35 heures, l’ANI, le taux écrasant de CDD qui deviennent la règle, la flexibilité, le travail intérimaire, le taux de chômage explosé, le code du travail raboté, la justice prud’homale attaquée, les services publics réduits, voire ratiboisés, les privatisations synonymes d’entreprises bradées, tout cela et plus encore, la situation faite aux retraités, la diminution des pensions, le gel des salaires lorsque les dividendes distribués par les entreprises du CAC 40 doivent atteindre cette année une 40aine de milliards, la mise en cause systématique de la laïcité, la reconnaissance de la communautarisation de la vie politique française, les menaces d’éclatement de notre pacte social, l’école reléguée à un rang auxiliaire, malgré tous les discours qui s’emploient à donner le change, la fonction publique et les fonctionnaires agressés, tout cela oui, l’UE, la Troïka en rêvaient, le gouvernement socialiste le fait !

Mais il y a plus. Ici comme en Grèce ou en Espagne on veut nous faire vivre sous la terreur de la dette. Il n’y aurait rien à faire, rien à dire, rien à revendiquer car la dette nous l’interdirait. Mais ce faisant, tous les pourfendeurs de peuples au nom de la prétendue dette qui est plus celle des banquiers, des spéculateurs ou autres institutions financières que des citoyens des différents pays créent sans même s’en rendre compte les conditions de la révolte.

Je reprendrais les propos de David Graeber, professeur d’université américain aujourd’hui à la London school of economics, figure de proue du mouvement occupy wall street. « L’Histoire nous enseigne la redoutable efficacité de l’idéologie liée à la dette pour justifier les inégalités les plus criantes dit-il, non seulement en les faisant apparaître comme morales mais en faisant passer les victimes pour coupables ». Mais, ajoute-il,  « jouer avec la dette revient à manier de la dynamite : quand s’efface l’illusion de la moralité – « il faut rembourser ses dettes » –, la colère des débiteurs est violente. A l’échelle des siècles, il y a eu peu de rébellions de serfs ou d’esclaves. La grande majorité des révoltes a été le fait de débiteurs ». Il poursuit enfin en s’interrogeant.« Pourquoi ? Sans doute à cause de la charge morale attachée à la dette : un débiteur est automatiquement considéré comme un inférieur parce qu’il a échoué à remplir un contrat à l’origine librement consenti par des personnes égales. Cet échec produit un degré d’humiliation qui suscite la révolte ».

Junker, l’ami des banques et des paradis fiscaux…

Humiliation, injure, agression ! Entendons Jean claude Junker le président de la commission européenne. « Athènes a accepté deux plans d’ajustement, elle doit s’y sentir tenue. Il n’est pas question de supprimer la dette grecque. Les autres pays européens ne l’accepteront pas. »

Junker a de la suite dans les idées et fait preuve de constance. Lorsqu’il était premier ministre du Luxembourg il autorisait des dizaines de multinationales à s’affranchir des législations fiscales des pays membres de l’UE. Aujourd’hui il se drape dans l’orthodoxie monétaire pour pressuriser le peuple grec. Il y cherche une valeur d’exemple pour tous les peuples d’Europe qui n’auraient qu’à bien se tenir.  Son arrogance et sa violence ont le mérite, s’il en était encore besoin, de dégager sans fioriture la véritable nature de l’UE et de ses institutions. Il s’agit d’une dictature à peine camouflée qui redouble d’énergie pour nier la souveraineté des peuples et des Nations.

Jean Claude Junker encore :

« Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités », dit-il avant de révéler le fond de la pensée qui domine dans l’UE : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

Ainsi donc la messe serait dite. Si le peuple décide comme l’entendent les traités et l’oligarchie, tout va bien. S’il va dans le sens contraire, alors il faut dissoudre le peuple !

Mais que disent d’autres nos gouvernants et tous ceux qui en Europe plastronnent, prenant un air plus ou moins sympathique, mais qui tous demandent aux grecs et à leur nouveau gouvernement de faire preuve de raison ?

Junker encore et toujours : « Des arrangements sont possibles, mais ils n’altèreront pas fondamentalement ce qui est en place. »

L’arrangement impossible

Voici donc le piège tendu par l’Union Européenne non seulement à Syriza mais à toute cette gauche de la gauche qui prétend ouvrir une alternative à la situation des peuples d’Europe. Les fameux « arrangements possibles ».

Les européistes, Junker, Hollande, Merkel et autres tiennent chacun à sa manière le même langage à destination des grecs. La discussion serait possible –notamment pour négocier un étalement des remboursements de la dette- à condition que les réformes structurelles se poursuivent.

Voila qui a le mérite de la clarté. Peu importe qui gouverne pourvu que la politique menée soit celle dictée par le capital financier, que la Troïka impose en Grèce et ailleurs depuis des années. Il faudrait donc continuer de liquider ce qui reste de services publics jugés peu rentables par définition. Il faudrait donc continuer de supprimer pour le peuple les moyens de se soigner, de s’éduquer, de se loger. Il faudrait aussi poursuivre la baisse des pensions, des salaires, et continuer d’amplifier les licenciements. Il faudrait continuer d’accroitre la misère, la malnutrition, et accepter que des maladies éradiquées depuis des décennies refassent leur apparition, frappant les enfants par centaines, par milliers… Il faudrait aussi poursuivre la privatisation des sites uniques, des iles, des monuments… Le berceau de la civilisation liquidé. Voila ce qu’il faudrait poursuivre. D’abord pour l’intérêt immédiat qu’en tirerait le capital financier, ensuite pour le signal donné à tous les autres peuples, à toutes les Nations qui veulent reprendre leur destinée en main. Accréditer l’idée qu’il est en définitive impossible d’aller contre l’UE. Voila ce que veulent nous délivrer comme message tous les européistes qui n’ont que faire du bien commun et qui ne voient l’avenir qu’à travers la liquidation des nations et l’asservissement des peuples.

Bref, les grecs ont voté pour en finir avec la Troïka et les mesures d’austérité. Mais peu importe ! Il faut que les diktats de la Troïka soit appliqués coute que coute. Que l’austérité soit poursuivie. Par Syriza ou d’autres, peu importe, c’est le résultat qui compte !

Là apparaissent toutes les limites d’une éventuelle négociation. Passer de l’annulation de la dette à sa renégociation sous condition, c’est accepter de passer outre le mandat populaire et d’appliquer de fait la politique qui a été rejetée.

Les grecs ont-ils aujourd’hui –comme tous les autres peuples- d’autre solution que de préparer la rupture avec l’UE et avec l’euro ?

Les grecs ont-ils aujourd’hui –comme tous les autres peuples- d’autre solution pour barrer la route à l’extrême droite qui guette que d’affirmer sans ambiguïté que le vote est souverain et que son respect de saurait souffrir d’hésitation !

Et nous, pour affirmer notre solidarité active avec les grecs aujourd’hui, les espagnols demain, avons-nous d’autre solution que de mener le combat chez nous pour la rupture avec l’UE et avec l’Euro ?

Cela n’est pas abstrait. Mener ce combat en France, c’est tout faire pour mettre en échec le gouvernement Hollande Valls dont les jours semblent comptés, de tout faire  pour le respect de la souveraineté… De nous associer à toutes les initiatives allant dans ce sens. Voire lorsque cela est possible, de les impulser…