Ce ne sont pas les musulmans qui m’attaquent en justice mais l’oligarchie mondialiste!

Notre ami et conférencier Jacques Philarcheïn (1) nous a proposé un texte qui s’apparente à une confession, dont l’accent de sincérité nous a touchés. Pour diverses raisons, des sites « résistants » n’ont pas souhaité le publier. Le CPO, qui milite pour la liberté d’expression, le met en ligne avec l’accord de l’auteur.

philarchein 2

De l’eau a vraiment coulé sous le pont depuis 2010. En décembre 2010, je participe à un meeting célèbre nommé les Assises Internationales sur l’Islamisation de nos pays, et j’y prononce un discours contre la bobocratie ambiante, discours qui fustige également l’immigrationnisme échevelé de nos élites, ainsi que sa conséquence factuelle : la poussée de l’islam en France. Quelques mois plus tard, je suis traduit en justice à l’instigation du MRAP, et interrogé courtoisement dans un bureau de la police parisienne. En toute probabilité, je serai jugé en février 2014 par la XVII° chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Entre temps, j’avais déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse à l’encontre du MRAP : celle-ci n’a jamais abouti. J’avais également déposé une QPC (sorte de procédure de contestation de la loi) : celle-ci n’a pas abouti non plus. Dont acte. Je n’avais, du reste, pas beaucoup d’illusions.

Un déclic s’est produit en moi lorsque j’ai compris que les musulmans ne m’avaient jamais traduit en justice. Ni une association islamique, ni aucun musulman en particulier. Au moment où j’ai été attaqué en justice, Mouloud Aounit, président historique, peut-être musulman (je dirais plutôt : communiste) du MRAP, avait déjà quitté la direction de l’association. La personne nominalement à l’instigation de la plainte est Bernadette Hétier, l’actuelle présidente du MRAP. Bref : les musulmans, dans cette affaire de « provocation à la haine » contre les musulmans, je ne les ai jamais vus. Du reste, en consultant des sites musulmans francophones sur le Net, je me suis aperçu qu’on n’y parlait pratiquement jamais de moi. Ainsi, au regard de l’islam, je n’existe en quelque sorte pas, et mes propos aux Assises semblent avoir été reçus avec une grande indifférence. Et pourtant, je suis poursuivi pour « islamophobie », quand bien même celle-ci, d’ailleurs, ne constituerait pas un délit. La loi sur la presse de 1881, en réalité la version actuelle de cette loi retoquée depuis la loi Pleven, autorise des choses assez ahurissantes : il suffit d’être accusé de provoquer à la haine contre un groupe de personnes, même si ce groupe de personnes n’a strictement rien demandé, pour passer devant un tribunal. Bizarrement, cela ne marche jamais lorsqu’on pisse sur l’image du Christ ou lorsqu’on dit du mal des Chrétiens. La loi est une chose, l’application oligarchique de la loi en est une autre. J’ai donc fini par tout comprendre : alors que nous étions, mes anciens camarades de Riposte Laïque et moi-même, en train de nous crisper contre l’islam, l’oligarchie mondialiste continuait à nous empaumer en beauté. Ce sont les mêmes, les oligarques, qui nous poussent contre l’islam et qui nous font ensuite des procès dès que nous en parlons.

L’oligarchie utilise une arme à double détente.

D’un côté, elle favorise l’islamophobie pour déplacer le projecteur. Pendant que nous parlons de l’islam, nous ne parlons plus de l’omniprésence des lobbies oligarchiques sur la France, ni de ses effets : inversion des valeurs pour tous, politique échevelée de protection des criminels, pénalisation des victimes, des honnêtes gens, des automobilistes et des contribuables, nihilisme moral et intellectuel, promotion de l’illettrisme par les institutions scolaires, emprise totalitaire de l’homme-masse, système hyper-démocratique de transformation des citoyens en zombis par les médias, malbouffe, mauvaise médecine, mauvais environnement, mauvaise agriculture, dépeçage de l’industrie, satanisme à tous les étages, chômage de masse, on en passe et des pires. Inutile d’ajouter bien entendu : l’immigrationnisme hystérique, les droits-de-l’homme à sens unique, l’alignement de la France sur l’axe Arabie-Qatar-Israël-USA…

De l’autre côté, l’oligarchie, championne de l’ordre moral, intente des procès à ceux-là mêmes qu’elle a poussés contre l’islam, afin que les oligarques (de gauche comme de droite, mais plus encore à gauche) puissent continuer à jouer la comédie sordide du Camp du Bien. L’oligarchie, qui promeut l’islamophobie dans les médias, s’attache dans le même temps à briser, par les voies judiciaires ou autres, tous ceux qui, parmi les simples citoyens, s’inquiéteraient quelque peu de l’augmentation spectaculaire du nombre de mosquées en France ou encore du caractère un tant soit peu délictueux des prières de rues, entravant la circulation des piétons et des autos. Ne croyez pas un instant qu’il soit interdit de dire du mal de l’islam en France : les oligarques peuvent le faire, les oligarques oui, mais pas les simples citoyens, toute la différence est là ! Par ailleurs, certains musulmans s’allient avec l’oligarchie mondialiste : le CCIF ne dédaigne pas l’argent de George Soros, la LDJM ne semble pas vraiment refuser la présence de gens du CRIF dans ses réunions. A moins de supposer que ni Soros ni le CRIF n’auraient le moindre pouvoir en France, force est de constater que l’islamo-mondialisme a dévoré une partie de l’islam. De toute manière, c’est encore et toujours l’oligarchie qui triomphe.

C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre que je me sois fait virer de Riposte Laïque et de Résistance Républicaine. Bien conscient qu’il fallait éviter le piège de l’affrontement avec un islam qui ne s’est implanté en France que par l’action de l’oligarchie mondialiste, et non pas comme  conséquence automatique d’un « logiciel » impérialiste, réel ou supposé, de l’islam, j’avais commis quelques textes qui détonnaient avec la ligne générale, où j’évoquais, non sans une certaine sympathie, Alain Soral, Dieudonné, Kemi Seba, le Sheikh Imran Hosein, ou encore la République Islamique d’Iran, ou la Palestine, et tant d’autres choses inattendues. Ces textes ne furent jamais publiés, ils me valurent même insultes et menaces, ou à la rigueur pleurnicheries, de la part de quelques rédacteurs ouvertement sionistes, parfois même ultra-libéraux, de Riposte. Le contentieux commença du reste lorsque, il y a quelques mois, j’éprouvai comme une indécrottable sympathie pour la Quenelle (et pas seulement le plat lyonnais, que je consomme d’ailleurs bien volontiers, lorsque j’invite chez moi des amis proches d’Égalité et Réconciliation). Il eût mieux valu que je fusse atlantiste ou franc-maçon, je crois que j’eusse été mieux considéré… J’étais simplement national, avec quelques sympathies, fussent-elles teintées de marxisme, pour les milieux royalistes et catholiques traditionalistes, et j’avais le tort de bien rire à tous les mots d’esprit du sieur Dieudo ; bref : je pris la porte. Pour insolence. Je ne cherchai pas, du reste, à me réintroduire par la fenêtre !

Aujourd’hui, j’ai le sentiment d’un certain gâchis. Personnel, s’entend. J’en suis à me demander si je n’ai pas travaillé trois ans pour rien, si ce n’est pour me voir assassiné judiciairement par le MRAP, association dont je persiste à croire qu’elle constitue une sorte de nouvelle LICRA, déguisée sous  des apparences plus gauchistes et plus « pro-arabe » que la maison-mère. Du reste, en tapant Dieudo et MRAP dans les moteurs de recherches, on s’apercevra facilement que notre humoriste national n’est pas du tout apprécié des caciques de cette association. Mais le gâchis ne s’étend peut-être pas à la France. Aujourd’hui, l’atmosphère n’est plus la même. Comme je le disais à un de mes camarades, lui-même viré de la direction de Résistance Républicaine : « Jusqu’en 2012, on avait le sentiment que la population française était constituée, mettons, de 98 % d’hommes-masse. Actuellement, il n’y en a peut-être plus que 92 %. Je sais que ces chiffres sont fantaisistes… Mais tout de même, tu reconnaîtras que 6% de cons en moins, ça peut changer l’Histoire ! » Et c’est vrai : quelques dissidents de plus (ne serait-ce qu’une poignée), quelques nouveaux « déconnectés de la matrice », quelques âmes vertueuses supplémentaires, cela peut faire vaciller l’oligarchie. La France était restée coincée entre le marteau des oligarques et l’enclume de l’homme-masse. Mais justement. Les patriotes se dégagent peu à peu du piège, y compris en revenant sur certaines insuffisances intellectuelles du passé.

« Il y a déjà quelque temps que je me suis aperçu, que dès mes premières années j’avais reçu quantité de fausses opinions pour véritables, et que ce que j’ai depuis fondé sur des principes si mal assurés, ne pouvait être que fort douteux et incertain; de façon qu’il me fallait entreprendre sérieusement une fois en ma vie de me défaire de toutes les opinions que j’avais reçues jusques alors en ma créance, et commencer tout de nouveau dès les fondements, si je voulais établir quelque chose de ferme et de constant dans les sciences. » René DESCARTES (1596-1650), Méditations métaphysiques (1641)

(1) Pour écouter Jacques Philarchein, rendez-vous samedi 8 février 2014 à 17h00 à Clermont Ferrand, dans une conférence commune avec Marion Sigaut (voir Agenda)