Archives mensuelles : juin 2015

APPEL 18 JUIN POUR UN REJET DE LA REFORME TERRITORIALE!

euro régions

La « réforme » territoriale (la régionalisation, la métropolisation et les euro-régions) signe d’abord la soumission des territoires et des hommes à l’Union européenne, puis la destruction programmée de notre Etat-nation et de ses solidarités. 

Pour éviter qu’aucun espace géographique ne soit absorbé par un autre et que les régions n’entrent en concurrence entre elles, l’unicité de la République doit être préservée par la défense des communes et des départements.

Et à terme, la France disparaîtrait conformément à la volonté de Bruxelles et de Washington!
Reconquérir nos souverainetés nationales et populaires bafouées reste un objectif politique majeur de cette décennie. A cet effet, la sortie des institutions de l’Union européenne et de l’OTAN doit devenir prioritaire.

Les conditions de la dynamique de la victoire de 2005 sont là : les élections régionales de décembre 2015 doivent être le lieu et le moment pour rejeter cette réforme territoriale scélérate! C’est le moment de récupérer la souveraineté nationale et populaire. La forme reste encore à déterminer : participation, boycott participatif, …
Il est donc urgent de susciter et de relayer toutes initiatives partout en France, pour qu’un mouvement de coalition s’amplifie et devienne national.

Thierry Delbos

Peut-on être de gauche et défendre la Nation ?

 Le Comptoir du 12 juin 2015http://comptoir.org/2015/06/12/peut-on-etre-de-gauche-et-defendre-la-nation/

« À celui qui n’a rien, la patrie est son seul bien », aurait dit Jean Jaurès[i]. Cette phrase était reproduite sur les affiches du Front national en 2009, et semble servir de ligne à un Philippot. On peut crier au braquage intellectuel et au vol de citations, cette usurpation n’a été possible que parce que la gauche a abandonné, dans sa rhétorique du moins, certaines valeurs qui faisaient sa force. Elle a non seulement abandonné, mais elle couvre parfois d’anathèmes stupides ceux dans ses rangs qui s’en réclament encore, suivant alors un sophisme maraboudeficelliste.

La Nation, pierre angulaire de la Révolution

Jean_Jaurès,_1904,_by_Nadar

Jean Jaurès

La Nation fut en 1789 la pierre angulaire de la Révolution française, et c’est ce référent moral qui légitimait l’existence de la démocratie. Car la Nation, on a trop souvent tendance à l’oublier, c’est le peuple invoqué en tant que principe. La Constituante, en faisant passer la légitimité du pouvoir des mains du souverain de droit divin au corps social même, pose ainsi les bases de la démocratie à la française : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément », est-il écrit dans l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Le débat autour du terme « nation » consiste alors à se demander si cette notion n’est pas trop abstraite, et si celle de peuple ne lui serait pas préférable. Un autre mot que la gauche a de plus en plus en mal à prononcer (puisque défendre le peuple, c’est un truc de populistes…) Aujourd’hui, on considère souvent que la Nation est essentiellement un principe de droite, voire d’extrême droite.

Ainsi, le philosophe et ancien ministre de l’Éducation nationale Luc Ferry écrivait en 2012 dans Libération que « les deux foyers de sens qui ont depuis 1789 animé toute la vie politique sont la nation, à droite, et la révolution, à gauche ». On retrouve ce lieu commun dans tous un tas de cercles militants de gauche, citons par exemple le groupuscule antifasciste Morbacks Véner, qui écrivait que le bleu/blanc/rouge était à bannir, car ces couleurs existaient déjà sous l’Ancien Régime…[ii] Ce genre de reconstruction de l’Histoire montre la nécessité de poursuivre la généalogie des valeurs entamée par Raphaël Bloch. Il rappelait que la « valeur travail », avant de devenir un des piliers de l’ordre moral, avait fait son entrée dans la vie politique moderne sous une tutelle marxiste, qui l’utilisait alors contre les classes oisives. Lire la suite

Fusion des Régions ou la dislocation de l’Etat-nation!

Appel-pour-une-Auvergne-Démocratique-et-contre-la-fusion-des-régions

contact: fusionregions@laposte.net

Un grand merci à toutes les personnes qui ont répondu présent  à l’invitation du MPEP et  du Cercle des Patriotes Optimistes à Clermont-Ferrand, ce 29 mai 2015,  date du 10 ème anniversaire du NON au TCE (Traité constitutionnel européen).

Se sont ainsi rencontrés des citoyens, des représentants  d’associations, de  syndicats, de partis politiques, dont les analyses convergent sur la trahison consommée des élites politiques de droite comme de gauche.  C’est en 2008 que le Congrès a permis la ratification du Traite de Lisbonne et son inscription dans notre Constitution.  Les  Français qui n’ont jamais accepté cette forfaiture, sont toujours plus nombreux  à rejeter l’Union européenne qui interdit à chaque état de l’Union de mener une  autre politique.

Reconquérir nos souverainetés nationales et populaires bafouées reste un objectif politique majeur pour la maitrise de notre avenir. A cet effet, la sortie des institutions de l’Union européenne  et  de l’OTAN doit devenir prioritaire.

Se pose alors  la question de savoir s’il est encore  possible de relancer la dynamique qui s’était créée en 2005 : une réponse peut se trouver dans le refus de la nouvelle réforme territoriale.

Déjà un appel (ci-joint) a été lancé par un collectif citoyen pour « une Auvergne démocratique et contre la fusion des régions Auvergne et Rhône-Alpes ».  Pour  éviter  qu’aucun espace  géographique ne soit absorbé par un autre et que les régions n’entrent en concurrence entre elles,  l’unicité de la République doit être préservée par la défense des communes  et des départements.

La réforme territoriale (la régionalisation, la métropolisation  et les euro-régions)  signe d’abord la soumission des territoires et des hommes à l’Union européenne, puis  la destruction programmée de notre Etat-nation et de ses solidarités.  A terme, la France disparaîtrait conformément à la volonté de Bruxelles et de Washington.

Les conditions de la dynamique de la victoire de 2005 sont là : les élections régionales de décembre 2015 doivent être le lieu et le moment pour rejeter cette réforme territoriale scélérate. C’est le moment de récupérer la souveraineté nationale et populaire. La forme reste encore à déterminer : participation, boycott participatif, …

Il est donc urgent de relayer de telles initiatives partout en France, pour que ce mouvement de coalition s’amplifie et devienne national!