Archives mensuelles : octobre 2013

Nous sommes tous assis sur une bombe monétaire

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 Le 26 octobre 2013 Christophe Servan Gestionnaire de fonds d’investissement

Il y a quelques jours, la publication d’un mauvais chiffre du chômage aux USA a propulsé les indices boursiers vers de nouveaux records. Naturellement, pour le citoyen lambda cela semble incompréhensible et nul ne saurait l’en blâmer. Pourtant, ce phénomène n’a rien d’exceptionnel ; il est même devenu tout à fait banal depuis quelques années, précisément depuis que les cinq principales banques centrales du monde, la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre, la Banque du Japon et la Banque de Chine, se sont reconverties en gigantesques machines à imprimer de la monnaie. Au total, depuis le début de la crise fin 2007, c’est autour de 10 trillons de dollars (= dix mille milliards) qui ont été injectés ex-nihilo dans l’économie, soit environ 1.500 dollars par habitant de la planète, ou encore 15 % du PIB mondial. Lire la suite

Big Brother dans le portefeuille

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Boulevard Voltaire Le 26 octobre 2013  par Pierre Hillard Docteur en science politique et essayiste. 

De nombreux éléments entrent en jeu dans l’édification du nouvel ordre mondial. C’est le cas, en particulier, de la monnaie. Cette entité physique est appelée à disparaître, si l’on en croit les tenants d’un monde sans frontières. En effet, dans la foulée du Forum économique mondial, qui s’est déroulé en mai 2013 en Afrique du Sud, un projet pilote a été signé entre le gouvernement nigérian, plus exactement la Commission nationale nigériane de gestion de l’identité (National Identity Management Commission/NIMC), et les dirigeants de MasterCard. Cet accord lance le processus d’élaboration de 13 millions de « Cartes intelligentes d’identité nationale » (National Smart Identity Cards) permettant la mise en forme de cartes d’identité et de paiement grâce à une puce. Cependant, le NIMC n’est qu’une composante agissant dans un cadre plus vaste : le Système national de gestion de l’identité (National Identity Management System/NIMS). Ce dernier est une plate-forme sur laquelle s’appuient différentes structures traitant de plusieurs domaines, comme la centralisation des données de l’identité nationale, l’émission du numéro d’identification nationale et de la carte d’identification, ainsi que toute une série de mesures permettant la vérification et l’authentification de toutes ces données pour chaque individu. Grâce à l’ensemble de ces éléments, il est prévu que d’autres cartes d’identification viendront se greffer au NIMS comme le permis de conduire, la carte d’électeur ou encore la carte d’assurance-maladie. Lire la suite

Mécanisme de Surveillance Unique : la France perd le contrôle de ses banques

Cet homme contrôlera votre banque

par Contrelacour de Magali Pernin

Le 12 septembre dernier, les parlementaires européens ont approuvé à une large majorité la création d’un mécanisme européen (dit « unique ») de surveillance bancaire (MSU).

Craig Willy, auteur du blog Europrotection, nous informe sur les modalités de fonctionnement de ce nouveau mécanisme de surveillance et nous éclaire sur le problème démocratique de cette gouvernance confiée à « la moins démocratique des grandes institutions européennes »: la Banque centrale européenne.

Premier pilier du chantier d’Union bancaire, le MSU devra bientôt être renforcé par l’adoption de la directive sur le redressement et la résolution des banques (BRRD), ainsi que par la mise en place du mécanisme de résolution unique (MRU).

Les institutions européennes – le Parlement européen et la Banque centrale européenne (BCE) – se sont accordées pour transférer la supervision du secteur financier européen, dont les banques françaises, à la BCE dès juin 2014, avec la création du « Mécanisme de surveillance unique » (MSU, sigle anglais SSM). C’est une étape importante très peu relayée par les médias français (apparemment qu’un petit article de BFM business). Le texte doit toujours être approuvé par les gouvernements au Conseil mais ceci ne devrait être qu’une formalité.

La règlementation crée un « Comité de surveillance » au sein de la BCE qui sera doté de pouvoirs de supervision, de contrôle direct et de sanction des banques, ainsi que des pouvoirs règlementaires quasi-législatifs. Si certains eurodéputés auront un droit de regard, strictement confidentiel, sur son action, les élus, que se soit au niveau européen ou national, n’auront aucun pouvoir de contrôle contraignant sur ce Comité de surveillance. En effet, tout retrait des pouvoirs octroyés à la BCE nécessitera un nouvel accord à l’unanimité des 28 gouvernements nationaux.

La surveillance financière est une mission critique vu les pratiques souvent non-soutenables voire criminelles des banques. Celles-ci ont abouti notamment :

•       à la crise économique depuis 2007 ;

•       à des plans de sauvetage des banques au frais du contribuable, estimés entre octobre 2008 et janvier 2011 à la hauteur de 1,6 milles milliards d’euros, 13,1 % du PIB européen (source : rapport Liikainen, p. 21) ;

•       à des approvisionnement de liquidité massifs, notamment le prêt par la BCE aux banques privées de mille milliards d’euros à taux d’intérêt bas par le programme « LTRO » (long-term refinancing operation).

La surveillance bancaire européenne aurait pour but de prévenir de tels dysfonctionnements, qui frappent avant tout les contribuables et les chômeurs. Une surveillance et une « gouvernance » bancaires européennes sont la suite logique de la libre circulation des capitaux. Comme l’ont remarqué de nombreux acteurs européens, en l’absence d’une gouvernance commune, la libéralisation financière européenne a gravement accentué la spéculation et les bulles. Lire la suite

Critique de la construction européenne, par Charles Zorgbibe

L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE

Dans les années 1950-1957, la création des Communautés européennes répondait à un triple dessein : - l’ambition d’un « rassemblement des nations européennes » et de « l’élimination de l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne » à la mesure des rêves de réconciliation du Lorrain Robert Schuman, associé à deux autres hommes-frontières, le Rhénan Adenauer et l’Italien du Trentin De Gasperi ; - la réalisation des « premières  assises concrètes d’une fédération européenne », la réalisation concrète consistant ici dans la mise en commun des industries lourdes puis dans le développement en commun d’une industrie atomique civile et dans la mise en place d’un marché commun général, prélude à l’unité européenne comme le Zollverein, place d’un marché commun général, prélude à l’unité européenne comme le Zollverein, l’union douanière des États allemands, avait précédé l’unité allemande ; - le recours des conseillers de Robert Schuman – Jean Monnet et l’équipe du Commissariat au Plan – à une méthode originale, empirique, « fonctionnaliste », éloignée de la démarche fédéraliste classique. Une nouvelle ère commençait, traversée de succès, de controverse et, aujourd’hui, de doutes. Les opinions publiques européennes s’interrogent sur la légitimité des institutions de l’Union et sur l’identité de l’Europe. Le triple dessein européen des années 1950 semble ébranlé : le Marché commun s’est délité en une zone de libre-échange, l’approche « fonctionnaliste » a eu un effet pervers sur la conception et le fonctionnement de l’Union, la « paix européenne » elle-même ne semble pas liée à un certain type de structures européennes.   

                                                                                                                                                                                                                                                                          
1) Que reste-t-il du projet européen originaire ?

Le marché commun ?

La querelle du marché commun et du libre-échange a pris forme dès les années 1957-1958 avec les négociations menées par le ministre anglais Reginald Maudling. Lire la suite

Pourquoi j’approuve l’islam eschatologique et le Sheikh Imran Hosein

Philosophe conférencier, Jacques Philarcheïn, a soumis un texte  à divers blogs et bulletins de la mouvance « résistante-dissidente », qui l’ont estimé impubliable. Censure qui ne dit pas son nom que le  CPO considère inacceptable…

Publié le 2 octobre 2013 par Jacques Philarcheïn

 

Le Lecteur me pardonnera, une fois encore, je l’espère, un entrefilet, qui parle surtout de moi, avec le narcissisme philosophique que cela comporte. La plupart des lecteurs savent que ma philosophie personnelle (je sais : le moi est haïssable, disait Pascal) s’inscrit désormais bien plutôt dans la veine du conspirationnisme et du mondialo-criticisme que dans celle de la simple islamophobie républicaine, mondialo-maçonnique et laïcarde. Je n’aime pas me contenter de slogans convenus et vides, comme je l’ai rappelé maintes fois.

A cet égard, je tiens à souligner les faits suivants : Lire la suite