Archives mensuelles : juin 2013

L’humanitarisme d’Obama sert de façade aux objectifs stratégiques de l’État profond US : le cas de la Syrie

 

par Elizabeth Woodworth

Le vaste programme d’espionnage PRISM de la NSA récemment révélé par le lanceur d’alertes Edward Snowden, qui aurait débuté dès février 2001, soit six mois avant le 11/9, pourrait-il expliquer en partie l’uniformisation du positionnement des grands médias américains, voire occidentaux, sur les attentats terroristes de New York et Washington ? A-t-il permis de fournir à certains les moyens indiscrets de faire pression sur les personnages clefs du monde journalistique, politique, judiciaire US, et d’établir cette hallucinante « voix unique » sur les grands enjeux de notre époque, dont le 11/9, mais aussi le cas du président syrien Bashar al-Assad, font partie ? Voici l’analyse qu’en donne la co-fondatrice (avec David Ray Griffin) du 9/11 Consensus.

Cet article étudie les liens entre les différentes interventions étrangères en Syrie, le programme de surveillance généralisé de la NSA dévoilé récemment, et toute la série d’événements qui débute par les nouveaux programmes [de surveillance] de la NSA en février 2001 – six mois avant le 11-Septembre. Ces liens sont tout à fait révélateurs. Lire la suite

Etude sur le partenariat transatlantique

Nikonoff

par Jacques Nikonoff le 27 juin 2013

La réunion du G8 qui s’est tenue à Lough Erne, en Irlande du Nord, les 17 et 18 juin 2013, a été l’occasion de lancer officiellement les négociations pour aboutir à un Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI), Transatlantic Trade & Investment Partnership (TTIP) en anglais. Quelques jours avant à Luxembourg, dans une opacité totale, les ministres du Commerce des Vingt-Sept avaient adopté le mandat à confier à la Commission européenne pour conduire les négociations au nom de l’Union européenne.

Le gouvernement français PS-EELV qui, avant cette réunion, avait annoncé qu’il allait faire un malheur en brandissant la menace d’utiliser son droit de veto si une « exception culturelle » n’était pas accordée, s’est finalement, comme prévu, lamentablement couché, contrairement à la propagande massive qui tente de faire croire l’inverse. En effet, selon le commissaire européen au Commerce Karel De Gucht : « le mandat est très clair. D’un côté, il est dit que audiovisuel est exclu du champ des négociations. Dans un autre paragraphe, il est dit très clairement que nous pouvons faire de nouvelles propositions au Conseil sur un mandat additionnel, sur n’importe quelle question y compris l’audiovisuel  ». Cette façon de procéder est un grand classique de la diplomatie : on rédige un texte qui dit une chose et son contraire en organisant volontairement le flou artistique pour éviter que l’une des parties ne perde la face. Chacune peut alors crier victoire, les larrons jouant la comédie. Si la France avait vraiment voulu mettre son veto, elle aurait empêché que la question de l’audiovisuel, dans le mandat, puisse revenir sur le tapis. En réalité, tout le battage organisé autour de l’ « exception culturelle » avait pour but de répandre un rideau de fumée sur les autres sujets, précisément en les faisant oublier au profit d’une victoire à la Pyrrhus du gouvernement, programmée d’avance dans un jeu de rôle savamment orchestré avec monsieur Barroso dont les talents de comédien sont certainement ce qu’il y a de meilleur en lui. Le journal Le Monde a encore été pris la main dans le sac de sa mauvaise foi en indiquant, dans son éditorial du 19 juin 2013 : « la France a fini par imposer ses vues et à remporter une victoire politique ». Lire la suite

Critiquer Barroso : et après ?

« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », disait Bossuet. Le Parti socialiste doit beaucoup faire rire Dieu.

Au PS, on a d’abord crié haro sur Angela Merkel, dénonçant son « intransigeance égoïste ». Oh, surprise ! On découvrait incrédule qu’un dirigeant en campagne électorale cherche plus volontiers, dans une Europe qui demeure un agrégat d’entités nationales, à satisfaire ses concitoyens et électeurs qu’à contenter ses voisins !

Mais Angela Merkel n’est pas une cible facile. En tant que « reine d’Europe », elle est tout à fait nulle. Mais en tant que chancelière allemande, il semble qu’elle fasse l’affaire. C’est en tout cas ce que pensent les allemands, qui la reconduiront sans doute en septembre.

On a donc trouvé une autre cible en la personne de Jose Manuel Barroso, qui pour sa part, à la décharge de ceux qui le conspuent, est effectivement nul, et sur à peu près tout. Arnaud Montebourg lui a donc imputé d’être le « carburant du front national », ce qui est lui faire trop d’honneur. Car c’est à la fois un peu vrai et un peu…court. Lire la suite

L’Allemagne propose de ponctionner les dépôts des européens de 8%!

par le Journal du Siècle le 25 juin 2013

schauble

Samedi, au cours du réunion entre les ministres des Finances de l’UE sur les moyens de venir au secours des banques en difficultés, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a proposé que les dépôts bancaires subissent une ponction de 8% pour garantir la survie des banques en difficultés, affirmant que cette solution est la meilleur car leurs pertes seraient beaucoup plus importantes si les banques faisaient faillite. Lire la suite

A parti unique, opposition unie!

par Alain Benajam

Traditionnellement et suivant le vœu de la puissance médiatique, les opinions politiques sont classées de droite ou de gauche formant ainsi un système partisan bipolarisé auquel chaque citoyen pourrait aisément adhérer. La gauche se proclame progressiste et la droite conservatrice.

Cette bipolarisation tend dans le monde occidental à réduire les opinions à seulement deux partis comme aux USA, les « démocrates » qui seraient plutôt de gauche et les « républicains » plutôt de droite.

Mais après des années de gauche au pouvoir il n’est pas perceptible qu’une différence de politique n’apparaisse entre ce qui nous est présenté comme deux opinions contradictoires. Cette façon de différencier les opinons ne serait elle pas un piège qui cacherait en fait un parti unique.

La Gauche face à la Droite, mythe ou réalité?

Le terme politique de gauche, comme de droite, provient de la disposition des partis et courants politiques dans l’hémicycle du parlement français depuis le début de la troisième république.

Dés 1870, à gauche siégeaient les partisans de la république comme mode de gouvernement pour la France et à droite siégeaient les royalistes. Au début de la troisième république le clivage politique était simple et marqué, républicains contre royalistes. Les républicains étaient à cette époque progressistes c’est à dire qu’ils œuvraient pour un progrès continu de l’humanité dans tous les domaines, que cela concernait la démocratie, l’industrie, la santé, l’éducation les libertés ou même les mœurs. Les royalistes étaient conservateurs c’est à dire qu’ils refusaient le progrès de l’humanité tel que décrit succinctement. Lire la suite

Rappel: les travailleurs de France sont contre l’UE et l’euro!

BRISONS LES CHAINES DE L UNION EUROPEENNE

 par http://www.initiative-communiste.fr/

Ici est rappelé un sondage pas inintéressant de l’IFOP pour le Figaro sur l’opinion des français vis-à-vis de l’UE et de l’Euro. A prendre avec les précautions d’usage, vu que l’IFOP appartient à L Parisot du Medef, que le directeur du service des sondages politiques est un proche du FN (frère de F Philippot) et au vu des questions posées de façon biaisées (comme toujours).

Néanmoins, il est possible de tirer quelques enseignements utiles. Voici quelques résultats généraux et la façon dont ils se déclinent selon les catégories sociales et politiques.

http://www.ifop.com/media/poll/1978-1-study_file.pdf

Premier enseignement, à ceux qui nous parle de peuple européens en formation, il convient de noter que ce n’est pas une réalité à l’heure actuelle. L’échelon auquel se sentent appartenir nos concitoyens est très nettement la Nation  : (40% contre 7% pour l’Europe). On notera que le sondeur pose la question pour la commune et la région… mais pas le département.De façon logique, le sentiment d’appartenance à la commune est plus fort dans les petites villes que dans les villes moyennes ou grandes agglomération. Mais le sentiment d’appartenance à l’Europe est également faible partout.

Second enseignement, à la question de savoir si l’UE présente un intérêt pour le pays, ouvrier et employés sont loin d’être convaincus (35% d’accord, 35% pas d’accord, le reste sans opinion). Et pour cause. Car lorsque des questions plus concrètes sont posées, le rejet est massif :

  • 82% des ouvriers et employés considères que l’UE agit de façon inefficace face à la crise (76% pour l’ensemble de la population)
  •  62% considère que l’euro est un handicap. Le rejet de l’euro est d’ailleurs en constante progression au cours des sondages (45% de nos concitoyens considère que c’est un handicap contre 23% un atout). Le rejet est massif aussi chez les professions intermédiaires. Seul cadre et profession libérale se prononce nettement pour l’euro.
  • L’ensemble de la population juge d’ailleurs l’effet de l’euro très négatif que ce soit sur les prix, le chômage ou la compétitivité de l’économie (89% et 60% respectivement) et augmentent de 10% si l’on considère la classe ouvrière.
  • depuis 2010, 30 à 40% de nos concitoyens est pour sortir de l’Euro. ce chiffre passe à 50% pour les ouvriers et employés.
  • 67% des français considèrent que depuis Maastricht l’UE va dans la mauvaise direction. Il sont 64% a exprimer qu’ils voteraient non s’ils avaient l’occasion de revoter. Les français condamnent donc sans appel l’UE et l’euro capitaliste. Cette condamnation est encore plus nette dans la classe ouvrière (77%)
  • Quand la question est posée de plus ou moins d’intégration,l’opinion général est à moins d’intégration, exprimant donc une volonté de retour à la souveraineté nationale (60% – 72% pour les ouvriers et employés), volonté en constante augmentation ces dernières années. logiquement près de 60% de nos concitoyens ne souhaitent pas un état européen unique (et sans doute plus si la question n’était pas posée de façon si tordue !) Lire la suite

Jean-Michel Quatrepoint : « L’accord commercial transatlantique sera une catastrophe pour la France »

 

Jean-Michel Quatrepoint est journaliste économique et essayiste
Vous affirmez que le futur accord commercial transatlantique de libre-échange (TTIP) sera nécessairement un marché de dupes. Pourquoi ?
Je pense que c’est, pour la France, l’un des sujets les plus importants des années qui viennent. Pour notre pays, c’est une question de survie.
Pour l’Europe, vous voulez dire…
Non, pour la France. Nous avons bien plus à perdre que beaucoup d’autres pays, car nous avons en propre une défense, une diplomatie, une langue dans le cadre de la francophonie…
Pour comprendre ce qui se joue, il faut considérer la genèse du TTIP et se demander pourquoi l’idée de cet accord, qui est ancienne mais avait été enterrée, ressort brutalement.
Il y a encore deux ou trois ans, on ne parlait plus que de la « Chinamérique ». On nous expliquait que la Chine et l’Amérique faisaient alliance, et que le centre du monde se déplaçait dans le Pacifique.
Mais il se produit un évènement qui entraîne un changement radical de la politique américaine. En décembre 2011, la Chine et le Japon signent un accord monétaire. Ils s’engagent à libeller une part de leur commerce bilatéral dans leurs monnaies respectives, en se passant du dollar. La banque de Chine autorise la banque du Japon à acheter des bons du Trésor chinois. Autrement dit, les Chinois commencent à tenter de faire du yuan une monnaie de transaction internationale, concurrente du dollar. Et le Japon, chasse gardée américaine, bascule dans le giron chinois, ce qui est un évènement majeur. Lire la suite

APPEL POUR QUE REVIENNENT LES JOURS HEUREUX !

Appel lancé par les Clubs « Penser la France » (CPF), le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP) et le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF). Le 18 juin 2013.

 

Pour riposter à l’entreprise de liquidation des conquêtes sociales et de la France républicaine, en prenant appui sur les résistances sociales, civiques et patriotiques, pour une République sociale, souveraine et fraternelle, ensemble défendons et actualisons le programme du Conseil national de la Résistance !

Par la faute des gouvernements successifs qui, depuis plusieurs décennies, ont engagé la France dans la funeste « construction » européenne, notre pays vit une situation potentiellement mortelle à moyen, voire à court terme :

  • attaques incessantes contre la protection sociale (retraites, assurance-maladie, etc.), les salaires et les revenus du travail, asphyxie des services publics (école, hôpital, Poste, Équipement, SNCF, EDF, etc.), liquidation rampante du droit du travail et précarisation généralisée des travailleurs, destruction du « produire en France » au nom de la « concurrence libre et non faussée ouverte sur le monde » prescrite par les traités européens EN ALLEGEANCE AU LIBRE-ECHANGE malgré l’opposition croissante du peuple français (cf. la manière dont le Non français à la constitution européenne en 2005 a été contourné par l’UMP, le « centre » et le PS) ;
  • liquidation accélérée de l’indépendance nationale (politique, monétaire, budgétaire…), cette base inaliénable de la souveraineté du peuple, au nom de l’« Europe fédérale » et de l’« Union transatlantique » ; subordination croissante de la diplomatie et de l’armée françaises à la stratégie mondiale belliqueuse de Washington, notamment au Proche-Orient, et aux diktats financiers et institutionnels de Berlin ;
  • démantèlement de la République une, laïque, sociale et indivisible issue de la Révolution française et de la Libération par la mise en place insidieuse d’une « Europe des régions » et des « métropoles » qui porte en germes l’éclatement du territoire national, l’inégalité des citoyens devant la loi et la montée des revendications sécessionnistes ;
  • destruction des repères patriotiques et républicains les plus élémentaires, de la conscience historique du peuple français, et même de la langue française (« langue de la République » selon la Constitution), assiégée par le tout-anglais impérial. Parallèlement, poussée symétrique de la xénophobie d’État et de l’auto-phobie nationale que porte une large partie de nos prétendues « élites » fascinée par l’Oncle Sam.

Une politique décidée par les classes possédantes Lire la suite

Quand la mauvaise foi remplace l’économie:le PCF et le mythe de “l’autre euro”

Par Jacques Sapir le 16 juin 2013

Economie et politique

La revue « officielle » du PCF sur l’économie,Economie et Politique vient de publier un article d’une rare nullité sur la question de l’Euro. Il ne vaudrait pas la peine d’être cité s’il ne contenait de telles erreurs qu’il en devient un bon exemple d’un discours d’aplatissement complet devant Bruxelles et la BCE. Cet article, sans les citer, se veut une « réponse » aux différentes notes qui ont été publiées sur le carnet « RussEurope ». C’est une deuxième raison de l’analyser.

Il commence tout d’abord par une affirmation :

«Le commerce extérieur de la France, souffre d’un déficit annuel de 60 à 70 milliards d’euros. Le retour au Franc, qui se ferait alors au prix d’une dévaluation de l’ordre de 25 % par rapport à l’euro, entraînerait automatiquement un enchérissement du même ordre du coût de nos importations. »

Visiblement les auteurs de cet article qui se prétendent économistes semblent manifestement ignorer la notion d’élasticité-prix qui est pourtant fondamentale dès que l’on parle de dévaluation ou de réévaluation d’une monnaie. Cela signifie que, sauf pour les produits pour lesquels il n’existe pas de substituts directs ou indirects, une hausse des prix (dans le cas d’une dévaluation) va provoquer un changement plus ou moins importants des quantités importées. Ce changement s’explique par le fait que les consommateurs vont se tourner soit vers le même produits, mais fabriqué en France, soit vont se tourner vers des produits légèrement différents dont le coût est moindre mais dont l’usage procure une satisfaction équivalente, ce que l’on appelle l’effet de substitution. La hausse des prix ne concerne pleinement QUE les produits considérés comme non-substituables (par exemple les carburants). Cependant, là, il faut savoir que le prix à l’importation (hors taxes) ne représente que 25% du prix du produit. Donc, une dévaluation de 25% n’augmentera d’un quart que le quart du prix, soit de 6,25%. Par ailleurs, ces produits non-substituables ne représentent qu’environ 30% de nos importations. Croyez vous que l’on trouvera de tels chiffres dans l’article ? Que nenni ! Messieurs les économistes du PCF sont bien au-dessus de ces considérations qui leurs semblent terre à terre. Lire la suite