Archives pour la catégorie Diplomatie

US GO HOME! ai-je lu dans ma jeunesse écrit à la peinture sur les murs…

us go home

Le 7 mars 1966, le Général de Gaulle annonce au Président Johnson que « la France se propose de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté », « cesse sa participation aux commandements intégrés », et « ne met plus de forces à la disposition de l’OTAN ». Le protocole de Paris fut dénoncé par la France le 30 mars 1966 et la dénonciation est devenue effective le 31 mars 1967.

La France reste cependant membre de l’Alliance et « est prête à s’entendre avec ses Alliés sur les facilités militaires à s’accorder en cas de conflits ». Le quartier général de l’OTAN est transféré de Rocquencourt, près de Versailles, à Evere près de Bruxelles.

En décembre 1995, au lendemain de l’intervention alliée en Bosnie, Chirac décide de réintégrer pleinement l’OTAN. Le ministre des Affaires Étrangères (Hervé de Charette) déclare : « La France est prête à assumer pleinement son rôle dans le processus de rénovation de l’OTAN ». Il annonce la participation du ministre français de la Défense aux travaux du Conseil, la participation de la France au comité militaire, au collège de défense de l’OTAN et l’amélioration des relations de travail avec SHAPE. Cependant cette tentative de réintégration avorte… pour raisons technique et politique (refus américain d’octroyer à la France le commandement Sud à Naples, base de la VIème flotte américaine).

Nicolas Sarkozy entend procéder à une rupture en politique étrangère et de défense. Le 19 mars 2009, il confirme par lettre son intention aux chefs d’État et de gouvernement de l’Alliance atlantique: le retour de la France dans le commandement intégré est proclamé au Sommet de l’OTAN de Strasbourg/ Kehl, les 3 et 4 avril 2009.

En novembre 2010, lors du 23ème Sommet de l’OTAN à Lisbonne, la France accepte que l’OTAN se dote d’une « capacité de défense des territoires et des populations contre les missiles balistiques (Guerre des étoiles) ».

En mai 2012, lors du Sommet de Chicago, il a été réaffirmé par Hollande et l’ensemble des Alliés que la « défense antimissile » était complémentaire de la dissuasion et non alternative. Principe qui sape notre stratégie de dissuasion nucléaire qui est celle d’une riposte totale…

En 2016, alors qu’il est apparaît urgent pour les démocrates, les souverainistes de sortir de ce traité qui nous a déjà entrainé dans des interventions ignominieuses (Libye 2011 et de peu en Syrie en septembre 2014) et qui risque de nous emporter dans une guerre majeure à l’insu de notre plein gré contre la Russie, Hollande propose au prétexte de cohérence de ré adopter ce protocole par un projet de loi:

http://www.senat.fr/leg/pjl15-286.html

Et si en 2008 il dénonçait la «dangereuse rupture des principes d’indépendance militaire et stratégique de notre pays», une fois au pouvoir il n’a pas à cœur de restaurer ces principes affirmés par le Général de Gaulle, mais plutôt de les enterrer davantage…un reniement de plus!

HOLLANDE GET OUT!

 

Lettre ouverte aux élus de la République sur « la modernisation de l’élection présidentielle »

loi 3201

Mesdames, Messieurs les élus,

Nous attirons votre attention sur le fait que pendant que la « constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la déchéance de nationalité » occupe le devant de la scène médiatique, cheminent discrètement deux propositions de loi (organique et ordinaire) déposées le 5 novembre 2015 à l’Assemblée nationale et portées par Mrs Bruno Le Roux et Jean-Jacques Urvoas, visant la « modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle ».

http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion3201.asp

http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion3214.asp

Le gouvernement a engagé la « procédure accélérée » le 9 novembre 2015 et les propositions de loi ont été adoptées par l’Assemblée nationale le 16 décembre 2015. Pourquoi tant de précipitation ?

Les nouvelles dispositions proposées de transmission et publicité des présentations, traitement médiatique des candidats selon la règle de l’équité pendant les trois semaines précédant le début officiel de la campagne, précariseront encore plus les candidatures de « candidats émergents ».

En fait de modernisation, il s’agit d’une nouvelle restriction du champ démocratique qui favorisera les candidats des partis traditionnels bien installés et empêchera l’expression politique novatrice, alternative portée par ces candidats émergents.

C’est conforter le régime des partis, contraire à l’esprit de la 5ème République, contraire à l’esprit de l’élection présidentielle qui depuis 1965 était celui du « de la rencontre d’un Homme et d’un Peuple ».

Le système de parrainage actuel limite déjà la possibilité de se présenter car  la « soft  pression »  subit par les élus, dont  les maires sont en première ligne, est déjà un frein pour le recueil des signatures. Mais avec les nouvelles règles proposées la pression devient beaucoup plus « hard »…

En attendant de repenser ce système de présentation de candidat de manière plus démocratique, il est urgent de de faire barrage à cette loi !

A cet effet, nous portons à votre connaissance les pétitions suivantes, signe d’une mobilisation citoyenne en marche, qui permettent d’informer les citoyens et faire pression sur les parlementaires.

http://www.holdup-presidentielle.fr/form/form_petition2.php

http://www.rafiksmati.fr/actualite/1427-petition-presidentielle2017.html

Jihad made in USA

par Michel Collon: http://www.michelcollon.info/

Vous avez un doute ? Il existe une deuxième version : « Les Etats-Unis nous protègent contre les armes de destruction massive ». Vraiment ? Tout en étant le pays qui les a le plus utilisées ? Nucléaires à Hiroshima, napalm en Corée, au Cambodge et au Vietnam, armes biologiques contre Cuba, uranium appauvri, mines antipersonnel et bombes à fragmentation un peu partout. Sans parler des deux cents têtes nucléaires confiées à Israël.

Toujours pas satisfait ? Troisième variante : « Les Etats-Unis combattent le terrorisme ». Vraiment ? En armant Ben Laden contre l’Afghanistan, puis une section d’Al-Qaida contre la Libye et enfin An Nosra et Daesh contre la Syrie ? En organisant des attentats à la bombe dans des avions et des hôtels cubains, puis en protégeant les auteurs de ces actes, bien à l’abri en Floride, et enfin en emprisonnant à vie les « Cinq de Miami », agents du contre-espionnage cubain chargés d’empêcher de nouveaux attentats ? Juste quelques exemples parmi bien des exploits de la CIA si « démocratique ».

Ou bien alors on nous fait comprendre que c’est « beaucoup trop compliqué pour vous ». Vous, le public, vous n’êtes pas capable de vous y retrouver dans ces intrigues et ce chaos irakien, libyen, syrien, et cetera. Laissez donc ça aux « experts ». Lire la suite

Moyen Orient:du chaos constructif au choc des civilisations?

Brzezinski

La stratégie du « chaos constructif » élaboré par Zbigniew Brzeziński pour remodeler un grand Moyen Orient (partition de la Libye, de l’Irak et de la Syrie) offrant à Israël la suprématie militaire régionale tout en garantissant aux EU un accès et  un contrôle des réserves gazières et pétrolifères de la région, risque-t-elle de nous conduire au « choc des civilisations » théorisé par Huntington ?

Huntington

Les puissances de l’axe atlanto-qataro-sioniste, France en tête, après avoir orchestré la déstabilisation de la Syrie de l’intérieur par une classique « révolution de couleur » n’ont pas pu reproduire les conditions d’une intervention militaire directe comme en Libye pour faire tomber Bachar al Assad et le régime, la Russie et la Chine s’étant opposées à toute résolution violant la souveraineté du territoire syrie.

Ne pouvant donc intervenir directement,  l’opposition syrienne et son ASL n’étant que des constructions médiatiques, il leur a fallu perpétrer cette agression extérieure par forces interposées, les impérialistes ont réutilisé le fondamentalisme religieux pour tenter de transformer une pseudo révolution démocratique en guerre de religion : Bachar étant chiite, les chiites étant en minoritaires face aux sunnites la partie serait vite enlevée ! C’était sans compter sur le sentiment nationaliste syrien forgé  au cours de la jeune histoire de la République Arabe Syrienne dans ses luttes pour son indépendance, notamment contre la France, bien plus fort que le sentiment d’appartenance à une obédience sunnite ou chiite!

En encourageant, finançant et armant les salafistes sunnites pour mener sous couvert de « printemps arabe » le djihad en Syrie, les impérialistes ont ouvert la boite de Pandore : ils comprennent un peu tard que les monstres qu’ils ont créés leur échappent totalement. Et que la menace que représentent les Dayesh, Jabat Al Nosra et autres Al Qaida ne se limitera pas au Moyen Orient. Il est instructif à ce titre de lire les ouvrages de Jean-Loup Izambert (Crimes sans châtiments) et Samuel Laurent (Al Qaida en France) pour comprendre l’instrumentalisation des intégristes salafistes et leur objectif politique.

Il est à craindre en effet, à la faveur des situations crées en Libye, Syrie, lrak, Gaza, qu’un vaste mouvement de soutien à cette mouvance salafiste se soit opéré à travers le monde. Il est question de plus de 80 nationalités alimentant les rangs des combattants de l’EIIL en Syrie et en Irak, chaque jour apportant un flux grossissant de nouveaux volontaires pour le djihad, composés par de  jeunes hommes et femmes musulmans.

Mais suite au retournement des « impérialistes », difficile de prédire si l’engouement actuel va se tarir ou bien se développer et s’étendre ? On ne peut que constater que les intégristes salafistes se développent en Afrique du Nord et de l’Est, et que la théorie d’Huntington du « choc des civilisations » ayant la religion et la culture comme lignes de fracture devient une prophétie auto réalisatrice.

Thierry Delbos

La coalition EIIL-Turquie-Arabie Saoudite-Qatar [et Otan ?] en Irak

EIIL

http://www.mondialisation.ca/but-de-la-coalition-eiil-turquie-arabie-saoudite-qatar-et-otan-en-irak/5386871

En bref :

En Irak, l’armée régulière a vacillé et les villes de deux provinces, Ninawa [Ninive] et Salah ad-din, sont rapidement tombées devant l’avancée de DAECH [EIIL : État Islamique en Irak et au Levant], alors même qu’il perdait ses positions dans la région d’Al-Anbar.

Cette nouvelle donne s’est produite grâce à la complicité de certains éléments de l’armée de l’ancien régime irakien et de partisans, dirigés par Izzat al-Douri [1], qui les ont rejoints.

Lequel, Izzat al-Douri, a troqué sécularisme et nationalisme contre une sienne armée qu’il nomme « Naqchbandi »[2], dont la mission première est de combattre « la tutelle chiite et l’occupation iranienne de l’Irak », contre monnaie sonnante et trébuchante venue de l’Arabie saoudite et du Qatar, alors que la Turquie se contente de lui assurer de quoi « camper » sur son territoire.

Cette attaque surprise de « Naqchbandi », parrainée par la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar, vise à renverser la situation en Irak, suite aux résultats des récentes élections législatives irakiennes et élections présidentielles syriennes, qui font que toute modification « politiquement négociée » paraît désormais sans espoir pour ces coalisés.

Le but : Rompre la continuité géographique des « alliés de la Résistance », sur l’axe Irak-Syrie-Liban, maintenant que Homs [Syrie] est libérée, afin de tenir de quoi négocier en agitant le spectre de « la partition de l’Irak ».

Autrement dit, un Irak tripartite fédéral contre une Ukraine tripartite fédérale en vertu d’une démographie similaire, parallèlement à la tentative d’entrainer le PKK [Parti des travailleurs du Kurdistan] dans la guerre en lui promettant un État kurde et la libération de son chef des prisons de Turquie.

La solution : Fédération Irak-Syrie, qui inverserait les règles du jeu, en attendant de fédérer le Liban et la Jordanie…

La partie d’échec se poursuit donc… à l’internationale !

La guerre économique aura-t-elle lieu ?

par le Contrarien le 10 mars 2014

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Vous vous souvenez sans doute de la célèbre phrase de François Mitterrand concernant la véritable guerre économique à laquelle se livre sans pitié et en permanence nos grands amis les Américains et dont notre pays est l’une des bien nombreuses victimes à travers la planète.

Cet état de « guerre » économique est donc quasi permanent. Or depuis la fin des JO en Russie et la tentative occidentale réussie de déstabilisation de l’Ukraine, la tension monte entre Washington et le Kremlin selon un rythme savamment orchestré de sanctions d’un côté auxquelles répondent d’autres rétorsions de l’autre.

Il est difficile d’affirmer avec certitude jusqu’où pourra aller cette escale qui a lieu aussi bien sur le front militaire qu’économique. Ce qui semble certain, c’est que des deux côtés, pour le moment, la détermination semble réelle. Lorsque Moscou prépare une trentaine de bombardiers nucléaires, les Américains répliquent en renforçant leur présence militaire dans les pays de l’Est ayant rejoint l’OTAN, comme la Pologne ou les pays baltes en déployant de nouveaux appareils militaires. Là encore, l’escalade est réelle mais pesée, sous-pesée, graduée.

J’ai du mal à croire que nous serions tous prêts à nous faire la troisième et sans doute dernière guerre mondiale pour savoir à qui doit appartenir l’Ukraine… mais le monde étant assez fou ces dernières décennies, finalement même le pire ne peut pas être totalement écarté. Néanmoins il semble que dans un premier temps et avant d’en arriver aux mains, nous devrions plus vraisemblablement voir se réaliser un scénario de guerre économique qui, à son tour, pourrait éventuellement déraper en un conflit ouvert. C’est la raison pour laquelle il est important de surveiller ce qu’il se passe sur ce front et l’actualité est particulièrement riche.

La Banque centrale de Russie transfère ses réserves placées aux États-Unis Lire la suite

Monsieur le ministre des Affaires étrangères, vous devez partir

Déclaration de Jacques Cheminade Paris, le 16 septembre 2013

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M. Laurent Fabius, vous avez assumé le ministère des Affaires étrangères en y imposant un cours nouveau. Votre politique est un échec. Vous devez en tirer les conséquences.

Vous avez rompu avec la continuité stratégique pratiquée par notre diplomatie depuis plus de quarante ans pour renouer avec l’atlantisme de la IVe République, notamment au Proche-Orient. Nos alliés d’hier, les pays émergents qui seront les grandes puissances de demain, nous ont tourné le dos et se sont regroupés autour de la Russie. Vous avez ainsi permis à M. Poutine d’étendre sa zone d’influence géopolitique au-delà de ses propres espérances.

Vous avez incité le Président de la République à prendre position au nom du droit de punir et de la responsabilité de protéger, sans avoir les moyens de mettre ces principes en pratique.

Vous avez exigé le départ de Bachar al-Assad, c’est-à-dire de fait un changement de régime, alors que la politique constante de la France est de reconnaître les Etats sans s’immiscer dans leurs affaires intérieures.

Vous vous êtes ainsi aligné sur les positions du Qatar, de l’Arabie saoudite et des djihadistes que leurs services promeuvent. Vous avez donc failli à protéger les minorités de la région, notamment chrétiennes.

Vous avez finalement fait déposer un projet de résolution aux Nations unies sur la Syrie, auquel même le président Obama a mis son veto.

Vous avez laissé ou fait dire à certains de vos collaborateurs ou à certains ministres que c’est la fermeté française qui a conduit la Russie à faire sa proposition sur le démantèlement des armes chimiques du régime syrien. Vous avez ainsi joint le ridicule à l’inadmissible.

Il est donc temps que vous partiez. Vous avez dit un jour que vous laissiez le Président de la République s’occuper seul des questions économiques, car pour votre part, vous vous occupiez des affaires étrangères. Eh bien, vous devez prendre vos responsabilités, en ouvrant ainsi au Président une porte de sortie dans l’impasse où vos préjugés l’ont fourvoyé. Ce geste de votre part serait le seul de nature à nous extirper du bourbier dans lequel nous nous sommes égarés. Laissons pour le reste nos experts sur le terrain, qui sont parmi les plus compétents du monde, aider au démantèlement des armes chimiques sur place.

Pour le reste, la France doit défendre le seul projet qui offre un avenir à l’Asie du Sud-Ouest, la paix par le développement mutuel, en lui donnant les ressources qui lui permettent de le mettre en œuvre. L’on ne peut y parvenir qu’en mettant fin au règne de l’oligarchie financière de la City et de Wall Street, qui est par nature prédateur et incompatible avec des projets à long terme permettant d’équiper l’homme et la nature.

Cela ne peut se faire qu’armé d’un Glass-Steagall, et ce devrait être notre grande querelle.

Déclaration d’Obama du 14 juin et l’emploi des armes chimiques par la Syrie

Par Alain Corvez, Conseiller en stratégie international, le 14 juin 2013

Le Président Obama subit depuis des mois des pressions de plus en plus fortes des sénateurs républicains, notamment de l’ancien candidat John McCain, pour intervenir militairement en Syrie. Il a répondu à ces attaques par des tergiversations et des déclarations car cela n’entre pas dans ses plans, ni dans ceux de ses conseillers et du Département d’Etat, qui se sont engagés dans un processus avec les Russes pour régler la crise syrienne par la négociation en réunissant une conférence pour la paix sur les bases de celle de Genève du 30 juin 2012.

En outre, les militaires américains lui ont expliqué qu’établir une simple zone d’interdiction aérienne serait un véritable acte de guerre contre la Syrie qui demanderait des moyens considérables d’une part, et que Russie et Chine ne resteraient pas sans réagir. Il n’en est donc pas question, malgré les déclarations de tel ou tel responsable, ou les convictions de « la communauté du renseignement américaine », dont on se rappelle les bévues passées.

Il n’a pas davantage de preuves aujourd’hui de l’utilisation des armes chimiques par le régime syrien qu’il n’en avait auparavant, sinon on le saurait car elles auraient été montrées, comme en 2003 quand Colin Powell a agité tragiquement sa fiole à l’ONU pour justifier l’attaque de l’Iraq ! Lire la suite

Avons-nous encore une diplomatie ?

Agences de presse vendredi 17 mai 2013, par La Rédaction

par Alain Corvez, consultant  et ancien colonel numéro 2 de la FINUL (Liban)

A Corvez

La France ne veut pas que l’Iran participe à la conférence internationale en projet sur la Syrie, a affirmé vendredi le ministère français des Affaires étrangères, alors que Moscou, allié de Damas, a demandé au contraire la présence de cet autre grand soutien du régime syrien.

« En ce qui nous concerne, en tous les cas, (nous ne voulons) pas l’Iran » à la conférence souhaitée par Moscou et Washington et prévue pour le mois de juin à Genève, a souligné le porte-parole du Quai d’Orsay, Philippe Lalliot, lors d’un point-presse.

« La crise syrienne, par contagion, touche toute la zone. Il y a un enjeu de stabilité régionale, on voit mal qu’un pays (l’Iran) qui représente une menace pour cette stabilité participe à cette conférence », a-t-il ajouté.

La Russie a affirmé jeudi qu’elle voulait que l’Iran et l’Arabie Saoudite soient invités à la conférence, considérant ces pays comme deux acteurs clés pour trouver une solution politique à la crise syrienne. Lire la suite