Archives pour la catégorie Banque

QE : comment la BCE se moque du monde !

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Que va faire la BCE ?

par Olivier Berruyer le 23 janvier 2015

Mario Draghi a annoncé un programme de rachat d’actifs de 60 milliards d’euros par mois de mars 2015 jusqu’à fin septembre 2016, soit un QE à plus de 1 100 milliards d’euros au total.

Les achats d’obligations souveraines seront réalisés au prorata de la répartition du capital de la BCE, c’est-à-dire qu’un montant réduit sera consacré au rachat des dettes des plus petits pays comme la Grèce. Ils concerneront les obligations des États membres de la zone euro et des Institutions européennes.

(Cela fait quand même la bagatelle maximale de 220 Md€ pour la France – soit presque 4 années d’impôt sur le revenu !!!) Lire la suite

QE ou la reconnaissance que la zone Euro ne fonctionne plus

Le QE de la BCE

Jacques Sapir
22 janvier 2015

Par 

Ainsi, Mario Draghi a bien utilisé le « bazooka ». L’annonce qu’il vient de faire le jeudi 22 janvier restera dans les annales. La Banque Centrale Européenne s’est donc converti à « l’assouplissement », ce que l’on appelle le « quantitative easing » (ou QE pour les initiés. Mais, il s’agit d’une mesure désespérée. Rien ne prouve qu’elle donne les résultats espérés. Elle soulève par ailleurs de nombreuses questions. En un sens, on peut y voir aussi, et c’est là peut-être le point le plus important, l’amorce d’une reconnaissance que la zone Euro ne fonctionne plus et qu’il convient d’en préparer la dissolution.

Les mesures annoncées.

Lors de sa conférence de presse Mario Draghi a donc fait une série d’annonce que l’on peut résumer comme suit :

  • -       La BCE a décidé de lancer un programme d’achat d’actifs étendu, qui rassemble mais aussi dépasse les programmes antérieurement annoncés (TLTRO). Ce programme, qui entrera en vigueur au mois de mars et se continuera jusqu’en septembre 2016, consistera dans des achats de titres obligataires privés et publics sur le marché secondaire pour un volume de 60 milliards d’Euros par mois.
  • -       Ce programme a été décidé en raison de l’effondrement de l’inflation et des risques que fait courir la déflation à la zone Euro.
  • -       Il sera mis en place sous une règle de proportionnalité à la contribution de chaque gouvernement au système de la BCE.
  • -       La BCE coordonnera les achats de titres qui seront effectués, dans les limites indiquées par les Banques Centrales Nationales (NCB). La prise en compte des risques sera couverte à 20% par la BCE dans le cadre d’un principe de solidarité à l’échelle de la zone Euro, et pour le reste reviendra à chaque Banque Centrale.
  • -       Les titres achetés pourront avoir une maturité allant jusqu’à trente ans.
  • -       Ce programme ne doit pas inciter les gouvernements au laxisme budgétaire.

Ces mesures étaient attendues par les opérateurs des marchés financiers, mais l’ampleur du programme a favorablement impressionné ces mêmes opérateurs. Le montant total de cet « assouplissement » atteignant ainsi 1140 milliards. L’Euro a amorcé un mouvement de baisse par rapport au Dollars des Etats-Unis. Mais, d’autres détails sont aussi à noter, et en particulier la règle de proportionnalité dans les achats de dettes (qui implique que trois pays en bénéficieront le plus, l’Allemagne, la France et l’Italie) mais aussi la règle de solidarité qui est limitée à 20% des achats.

Une mesure désespérée ?

On doit se demander si cette annonce faite par Mario Draghi n’est pas la toute dernière mesure prise en désespoir de cause devant l’évolution de la situation économique, mais aussi politique, de la zone Euro. Rappelons les faits : Lire la suite

QE ou comment Draghi viole l’article 123 du traité de Lisbonne

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« L’euro est officiellement mort le jeudi 22 janvier 2015 »

par Charles SANNAT le 22 janvier 2015
Le 16 septembre 2014, il y a peine quelques mois, j’écrivais l’édito du jour et je l’intitulais :

« Construction, union, intégration, désintégration, dislocation, et explosion !… »

J’y disais la chose suivante, et vous pourrez le relire en entier pour ceux qui le souhaitent car je vous indique le lien en bas de page.

« Construction, union, intégration, désintégration, dislocation, et explosion… voilà quelles pourraient être les différentes étapes de la vie à la mort de l’Europe tant l’ensemble européen est désormais à la croisée des chemins, coincé entre plus d’intégration (ce qui est actuellement souhaité) et la tentation de la désintégration où chaque pays membre, en particulier de la zone euro, souhaiterait pouvoir retrouver quelques marges de manœuvres monétaires pour adoucir des politiques budgétaires qui se doivent, face aux tombereaux de dettes souveraines accumulées et à l’absence de croissance, de devenir restrictives… »

Il ne s’agit pas de faire de la « gloriole » mais de remettre justement la décision très importante de la BCE concernant le QE annoncé de plus de 1 100 milliards d’euros. Un QE monumental, colossal, que dis-je, MAGISTRAL et pourtant, alors qu’il est salué par tous les commentateurs ou presque, par les marchés comme par les investisseurs, j’ai pourtant à cette occasion l’immense regret de vous faire part du décès de la monnaie unique appelée « euro ».

Derrière la « bonne nouvelle » se cache la première étape de la désintégration de la zone euro !

Bon, vous l’aurez compris, je ne suis pas triste du tout en fait. L’euro était très mal ficelé et cela n’a aucun sens de poursuivre cette aventure monétaire commune devenue désastreuse et c’est un premier pas très important qui a été fait aujourd’hui par Mario Draghi : il vient ni plus ni moins d’annoncer qu’il y aura de moins en moins d’euros dans les prochains mois, même s’il semble qu’il va y en avoir beaucoup plus et je vais me faire un plaisir de vous expliquer ce qui peut sembler, à première vue, un grand paradoxe. Lire la suite

Single European Payments Area

Système européen SEPA… Y a-t-il danger ?

par Bernard CHALUMEAU, secrétaire général du mouvement « Alliance pour la souveraineté de la France »

A compter du 1er février 2014, nous entrons dans la zone SEPA ! « Single European Payments Area ». Bien entendu, les eurocrates ont retenu un nom anglais pour qualifier leur nouveau machin !

A quoi ça sert ?

Si on en croit les brochures que nous fournissent les banques : ça sert à faciliter les payements dans les pays de la zone euro et les paiements transfrontaliers entre ces pays (3).

On se souvient qu’au moment du traité de Maastricht on nous avait dit la même chose au sujet de l’écu, (devenu euro par la seule volonté des allemands), mais donc, ça ne suffisait pas, il fallait introduire le système SEPA…

Qu’est-ce que ça change pour nous ?

Rien, si on en croit les brochures reçues des banques … Lire la suite

La banque la plus puissante au monde annonce « le crash »

Siège de la BRI à Bâle (Suisse)

Siège de la BRI à Bâle par le-veilleur.com

Que je vous dise d’abord ce qu’est la BRI (Banque des règlements internationaux). La BRI, c’est en quelque sorte la banque des banques centrales, la banque de toutes les banques, la banque en chef. Une sorte de Météo France du vrai climat de la finance, mais au niveau mondial, et en beaucoup plus secret. Et ses dernières prévisions sont des plus alarmistes.L’alerte que vient de lancer la BRI la semaine passée dans un rapport signé de son chef  Jaime Caruana est rouge cramoisi. Une vague immense, un véritable mur de dette, en train de se ruer sur nous. Un véritable crash cyclonique à nos portes.

Et ce n’est pas le recul mortifié de Ben Bernanke, patron de la Fed américaine, renonçant mercredi à limiter comme promis l’injection massive de 85 milliards de dollars chaque mois pour soutenir l’économie défaillante de son pays, qui va arranger quelque chose.

Célébrée par toutes les places boursières en état hallucinatoire avancé, cette annonce n’a pourtant rien de reluisant : elle reconnaît l’impuissance de l’ex-puissance américaine à redresser sa situation économique compromise sans injections permanentes de stimulants artificiels. Parallèlement, et malgré ces injections massives de liquidités, la Fed revoit une nouvelle fois à la baisse sa prévision de croissance pour 2013. Lire la suite

La crise n’est pas finie, Bernanke continue de soutenir l’économie

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Le HuffPost    Par Grégory Raymond 18/09/2013 http://www.huffingtonpost.fr/

Ce devait être la décision la plus importante depuis les sauvetages financiers de 2008. La Réserve fédérale (Fed) devait annoncer qu’elle appuyait sur la pédale de frein, en annonçant le début du repli de sa politique monétaire ultra accommodante. Au lieu des 85 milliards de dollars déboursés chaque mois pour fluidifier l’économie depuis un an, les experts attendaient une réduction à 75 voire 70 milliards. La fin d’une politique mise en place pour la crise, et donc la fin de la crise.

Et bien il faudra attendre! A la surprise générale, Ben Bernanke, le patron de la Fed, est arrivé avec de mauvaises nouvelles sous le bras. La Réserve fédérale américaine a en effet annoncé mercredi qu’elle maintenait son soutien exceptionnel à la reprise en attendant « plus de preuves d’une amélioration soutenue avant d’ajuster le rythme de ses achats ». Du coup, le bilan vertigineux de la banque centrale va continuer de grimper. Encore et encore.

Elle va donc continuer d’acheter chaque mois pour 85 milliards de dollars de bons du trésor et de titres hypothécaires jugeant qu’un resserrement actuel des conditions financières « s’il continuait, pourrait ralentir le rythme de la reprise de l’économie et du marché du travail ».

Pire, Ben Bernanke a ajouté avoir abaissé sa prévision de croissance pour 2013 et 2014 tout en améliorant légèrement ses prévisions de chômage. Le produit intérieur brut du pays (PIB) devrait progresser de 2,0% à 2,3% en 2013, soit 0,3 point de moins que prévu en juin, et de 2,9% à 3,1% en 2014 (-0,1 à -0,4 point par rapport à juin).
Mauvaise nouvelle ? Pas pour tout le monde

Si les nouvelles ne sont pas bonnes, elles réjouissent pourtant la Bourse, comme le montre cet impressionnant graphique, où l’on voit le Dow Jones exploser au moment de l’annonce de Ben Bernanke à 20 heures, passant de 15.484 point à 15.626 points en quelques secondes, puis à 15.709 points en moins d’une heure. Un niveau jamais atteint depuis plus de 10 ans!

Comment expliquer cet apparent paradoxe? Simple, tous les signaux n’étant pas encore au vert, Ben Bernanke a décidé de continuer de soutenir l’économie et d’injecter des liquidités dans le système. Une aide qui ne peut qu’être saluée en Bourse, elle qui craignait que la fermeture du robinet des liquidités n’intervienne trop tôt et ne vienne gripper les frémissements de la reprise. Un peu comme un enfant qui ne se sentirait pas encore sûr de lui à vélo et qui se réjouirait que son père n’enlève pas tout de suite les petites roues.

Mais comment en est-on arrivé là… Lire la suite

Des élus municipaux français et allemands s’engagent contre l’austérité et pour couper les banques en deux !

lundi 12 août 2013 par Solidarité et Progrés

Une première ! 12 élus municipaux français et allemands se sont réunis à Arzviller en Moselle samedi 10 août pour s’engager là où nos dirigeants ont échoué. Ils ont adopté une déclaration commune appelant au combat contre la finance au delà des convictions partisanes et au nom des générations futures.

« Nous autres, maires et élus français et allemands, réunis ce samedi 10 août à Arzviller (Moselle), dans l’esprit du Traité de l’Elysée en son cinquantième anniversaire, déplorons la défaillance de nos dirigeants, incapables d’affronter une oligarchie financière qui promeut le démantèlement social, bafoue nos souverainetés nationales et impose une politique menant à la dépopulation à l’échelle mondiale.

Dans nos communes, nous ressentons chaque jour les conséquences de cette défaillance. Les recettes fiscales s’effondrent et les services publics vitaux ne sont plus assurés. Le scandale que constituent la manipulation internationale du LIBOR et les emprunts toxiques frauduleux imposés par les banques, qui frappent de nombreuses communes en Allemagne et en France, n’est que la partie émergée de l’iceberg. Un changement de cap est nécessaire pour protéger l’intérêt général et nos peuples.

Nous sommes particulièrement scandalisés par les nouvelles lois bancaires adoptées à l’échelle de l’Europe, de l’Allemagne et de la France, qui permettent aux spéculations sans frein de continuer, accompagnées de politiques d’austérité de plus en plus criminelles. Nous ne voulons pas que les mêmes causes ayant produit les monstres des années trente du XXe siècle en produisent de pires aujourd’hui ! Nous sommes déterminés à arrêter la machine infernale.

Nous considérons que la première mesure à prendre est de couper les banques en deux, pour empêcher les criminels financiers de nuire en se sachant toujours protégés par les Etats. Il s’agit du principe du Glass Steagall Act de Franklin Roosevelt, également mis en oeuvre en Europe après 1945 : la séparation entre spéculation et activité de banque de dépôt et de crédit.

En même temps, pour relancer nos économies, nous appelons à des projets d’investissement massifs et à long terme, fondés sur l’équipement de l’homme et de la nature, de l’Atlantique à la Mer de Chine, par une entente pour le développement mutuel entre nations souveraines. Avec des banques nationales émettant le crédit nécessaire à ce dessein, nous serons en mesure de déterminer nous-mêmes notre avenir.

Nous sommes convaincus que sans ce retour de l’initiative publique, aux niveaux nationaux et régionaux, nous resterons soumis à l’ordre de l’oligarchie financière de la City, de Wall Street et de leurs collaborateurs dans nos pays. Au lieu de cela, nous entendons faire monter ensemble la voix de la justice et de la dignité, et retrouver notre identité de véritables Allemands et Français, patriotes et citoyens du monde.

En clair, cela signifie sortir par le haut du système de l’euro, qui interdit le financement de grands projets par du crédit public et livre les Etats aux grandes banques. Nous voulons un monde délivré de la City et de Wall Street pour que les générations futures puissent vivre, découvrir, créer et mettre en œuvre un développement mutuel. Nous voulons une vraie Europe des peuples !

Il ne s’agit pas d’un engagement relevant de convictions partisanes, de consensus ou de compromis. C’est l’engagement que nous prenons pour l’avenir de nos enfants et petits-enfants et, au-delà, pour l’humanité.

Nous soutenons ardemment ceux qui, aux Etats-Unis, se battent pour la même cause, en espérant que leur succès affermisse ici notre courage. Pour notre part, nous rendrons publique aussi largement que possible notre initiative, sans laisser aucun répit à nos propres responsables. »

 

Naples, Détroit, même combat !

le 7 août 2013 http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/article/naples-detroit-meme-combat.html

Après les retraites des employés municipaux de Détroit, ce sont les salaires des employés de l’Agence sanitaire de la ville de Naples en Italie qui sont la proie des banques.

C’est ce que rapporte un article publié hier dans l’hebdomadaire Il Denaro, intitulé « La bataille des employés de la santé de Naples : Naples est comme Détroit », rédigé par Maria Gagliotta. Gagliotta est une employée de l’Agence sanitaire de la Ville de Naples (ASL). Elle est également impliquée dans l’effort politique du mouvement Movisol (le mouvement associé à l’économiste Lyndon LaRouche en Italie) pour introduire une proposition de loi de type Glass-Steagall au Parlement italien.

L’article décrit les grèves et manifestations en « défense du paiement des salaires de la quasi-totalité des 7500 employés [personnel administratif, ambulanciers, infirmiers et médecins, ndlr] qui sont menacés de perdre leur salaire depuis que la Banco di Napoli a saisi les actifs de l’ASL. Ceci ressemble à la situation actuelle de Détroit, une autre ville célèbre qui a déclaré faillite le 18 juillet ».

L’article décrit ensuite l’accord pour renflouer les banques, imposé à Détroit par le gestionnaire financier, Kevyn Orr. Il insiste aussi sur la fraude sur le LIBOR (taux d’intérêt interbancaire) commise par ces dernières ainsi que sur les contrats dérivés truqués imposés aux municipalités. Aujourd’hui, la ville de Naples est doublement victime puisqu’elle même, ainsi que la Région de Campanie dont elle est la capitale, ont été amenées à investir dans des produits dérivés par les banques de Londres en 2006.

Gagliotta cite ensuite « Bill Robert, du Comité d’action politique de LaRouche et ancien candidat au Congrès, qui a souligné dans une déclaration du 21 juillet qu’il avait averti le Conseil municipal de Détroit des conséquences s’il n’adoptait pas Glass-Steagall ».

« Une initiative à cet effet est également en cours en Italie », poursuit-elle, visant à recueillir les signatures pour une loi citoyenne « séparant les banques ordinaires des banques spéculatives », avec la création récente du Comité de libération nationale (CLN).

Maria Gagliotta cite également la lettre qu’elle a fait parvenir à son syndicat, l’Union italienne des travailleurs (UIL), « l’invitant à prendre position publiquement en faveur de Glass-Steagall comme mesure clé pour stopper l’effondrement systémique et empêcher que la situation ne dégénère dans une explosion hyperinflationniste et provoque la destruction de l’économie physique et les infrastructures. La séparation bancaire est la condition sine qua non pour relancer l’économie réelle et le crédit productif ».

Le monde vient d’adopter un nouvel étalon-or dans la plus grande discrétion

par http://www.express.be

Le monde vient de se doter d’un nouvel étalon or, et cela s’est fait sans réunion au G20 pour en débattre, affirme Ambrose Evans-Pritchard dans le Telegraph.L’étude annuelle de la GFMS pour 2012, une société de recherches spécialisée sur les métaux précieux, avait déjà indiqué que les banques centrales à travers le monde avaient acheté plus d’or l’année dernière qu’elles ne l’avaient fait quasiment au cours des cinquante dernières années. Elles auraient ainsi acquis 536 tonnes d’or en 2012, qui ont été substituées aux réserves détenues dans les 4 devises les plus courantes : le dollar, l’euro, le yen et la livre sterling. Parallèlement, elles ont réduit de 26% leurs détentions en obligations souveraines européennes de la zone euro, leur faisant retrouver les niveaux qu’elles avaient atteints il y a une décennie.C’est donc la perte de confiance dans les deux plus grandes devises de réserve du monde, le dollar et l’euro, qui suscite cette évolution. La crise de la dette a révélé les défauts de la monnaie unique, qui ne dispose pas d’une trésorerie capable d’intervenir pour la soutenir, tandis qu’elle est agitée de crises successives ; quant au dollar, c’est la dette abyssale des Etats Unis qui lézarde sa crédibilité.Ce mouvement est bien sûr initié par les pays détenteurs de ces 4 monnaies, rejoints par de nouvelles puissances émergentes. A eux tous, ils détiennent les deux tiers des 11.000 milliards de dollars de réserves en devises du monde. La Chine se serait fixée d’accroître ses réserves d’or pour qu’elles dépassent 2% du total de ses réserves en devises. La Russie s’est même fixée un seuil de 10% de ses réserves en or. Lire la suite

Olivier Berruyer :« Les faits sont têtus »

Olivier Berruyer décrypte les raisons de la crise

Le Blog d’Olivier Berruyer

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Après avoir fourni une description extrêmement fouillée des caractéristiques de la crise, Olivier Berruyer poursuit son livre par une analyse des ressorts de cette crise du néolibéralisme, dénonçant le laisser-faire et les excès de la finance.

La dénonciation du « laisser-fairisme intégral »

Olivier Berruyer commence son livre en dénonçant la pensée laisser-fairiste, citant Alain Minc, qui affirmait en octobre 2008, que « la crise est grotesquement psychologique ». Même s’il est féru de chiffres, il souligne que l’économie est une science sociale. Il résume la crise actuelle d’une manière synthétique et juste : « nous avons transformé notre système économique en un système qui privilégie le court terme au détriment du long terme, l’intérêt individuel au détriment de l’intérêt collectif, la liberté absolue au détriment de l’égalité et de la fraternité ». Comme d’autres, il souligne que cette crise est une répétition de celle des années 1930 mais que nous n’avons pas, cette fois, l’excuse de la première fois…

Il rappelle le rôle des chocs pétroliers et de l’échec des expériences communistes en Russie et en Chine dans la la victoire idéologique des néolibéraux à la fin des années 1970, autour de deux croyances : le monétarisme et le libre-marché, par opposition à l’Etat et à la planification. Mais pour lui, c’est « le retour de Cro-Magnon et sa massue ». Il souligne que la période de forte régulation bancaire avait  permis d’éviter les crises, comme l’ont montré Reinhart et Rogoff. Il rappelle que selon l’indice de libéralisation financière du FMI, c’est le gouvernement Fabius, qui a, de très loin, le plus libéralisé notre pays. Il rappelle que selon un sondage Ifop, les électeurs de François Hollande étaient paradoxalement les moins enclins à réclamer plus de protection vis-à-vis de la mondialisation. Lire la suite