Archives pour la catégorie Marché transatlantique

APPEL 18 JUIN POUR UN REJET DE LA REFORME TERRITORIALE!

euro régions

La « réforme » territoriale (la régionalisation, la métropolisation et les euro-régions) signe d’abord la soumission des territoires et des hommes à l’Union européenne, puis la destruction programmée de notre Etat-nation et de ses solidarités. 

Pour éviter qu’aucun espace géographique ne soit absorbé par un autre et que les régions n’entrent en concurrence entre elles, l’unicité de la République doit être préservée par la défense des communes et des départements.

Et à terme, la France disparaîtrait conformément à la volonté de Bruxelles et de Washington!
Reconquérir nos souverainetés nationales et populaires bafouées reste un objectif politique majeur de cette décennie. A cet effet, la sortie des institutions de l’Union européenne et de l’OTAN doit devenir prioritaire.

Les conditions de la dynamique de la victoire de 2005 sont là : les élections régionales de décembre 2015 doivent être le lieu et le moment pour rejeter cette réforme territoriale scélérate! C’est le moment de récupérer la souveraineté nationale et populaire. La forme reste encore à déterminer : participation, boycott participatif, …
Il est donc urgent de susciter et de relayer toutes initiatives partout en France, pour qu’un mouvement de coalition s’amplifie et devienne national.

Thierry Delbos

Europe : le Traité transatlantique s’invite dans la campagne

Chance de développement pour les uns, abandon pour les autres, le futur traité régissant les échanges et investissements entre les États-Unis et l’Union européenne (TTIP, TAFTA …) fait actuellement à Bruxelles l’objet d’une négociation opaque. Profitant des prochaines élections européennes, ses adversaire entendent bien cependant le faire sortir de l’ombre pour l’infléchir dans un sens moins libéral, ou même en empêcher l’adoption.

Affiche de Greenpeace-Autriche contre le TAFTA

 le 05.05.2014 par Pascal Priestley TV5 MONDE

Affaires…

C’est un secret d’États désormais bien éventé, dont le nom même varie au gré d’acronymes dissonants : TAFTA (Transatlantic Free Trade Area, zone de libre échange transatlantique), TTIP (Transatlantic Trade and investment partnership), ou, si l’on ose dire, en « français » PTCI (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement) voire APT (Accord de partenariat transatlantique). Américains et Européens l’élaborent dans la plus grande discrétion possible.

En projet : une vaste zone de libre échange associant États-Unis et Union européenne, un marché commun de 820 millions d’habitants représentant le tiers du commerce mondial. Selon ses partisans bruxellois, il pourrait accroître le PIB de l’Union d’un demi-point, son revenu de 120 milliard d’euros et y développer l’emploi. Corollaire – ou contrepartie – une « harmonisation » des législations et normes régissant le secteur marchand et les investissements des deux côtés de l’Atlantique. Ses adversaires y voient, non sans arguments, une menace de liquidation au nom du libre-échange de valeurs sociales, consommatrices voire philosophiques du vieux continent. Ce sont eux, bien plus que les artisans du Traité, qui l’ont fait sortir de l’ombre : gauche radicale – qui s’efforce d’en faire un thème central des élections européennes -, écologistes mais aussi … extrême droite.  Lire la suite

Le traité transatlantique, un typhon qui menace les Européens

monde diplo

Engagées en 2008, les discussions sur l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne ont abouti le 18 octobre. Un bon présage pour le gouvernement américain, qui espère conclure un partenariat de ce type avec le Vieux Continent. Négocié en secret, ce projet ardemment soutenu par les multinationales leur permettrait d’attaquer en justice tout Etat qui ne se plierait pas aux normes du libéralisme.

par Lori M. Wallach, novembre 2013

Imagine-t-on des multinationales traîner en justice les gouvernements dont l’orientation politique aurait pour effet d’amoindrir leurs profits ? Se conçoit-il qu’elles puissent réclamer — et obtenir ! — une généreuse compensation pour le manque à gagner induit par un droit du travail trop contraignant ou par une législation environnementale trop spoliatrice ? Si invraisemblable qu’il paraisse, ce scénario ne date pas d’hier. Il figurait déjà en toutes lettres dans le projet d’accord multilatéral sur l’investissement (AMI) négocié secrètement entre 1995 et 1997 par les vingt-neuf Etats membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (1). Divulguée in extremis, notamment par Le Monde diplomatique, la copie souleva une vague de protestations sans précédent, contraignant ses promoteurs à la remiser. Quinze ans plus tard, la voilà qui fait son grand retour sous un nouvel habillage.

L’accord de partenariat transatlantique (APT) négocié depuis juillet 2013 par les Etats-Unis et l’Union européenne est une version modifiée de l’AMI. Il prévoit que les législations en vigueur des deux côtés de l’Atlantique se plient aux normes du libre-échange établies par et pour les grandes entreprises européennes et américaines, sous peine de sanctions commerciales pour le pays contrevenant, ou d’une réparation de plusieurs millions d’euros au bénéfice des plaignants.

D’après le calendrier officiel, les négociations ne devraient aboutir que dans un délai de deux ans. L’APT combine en les aggravant les éléments les plus néfastes des accords conclus par le passé. S’il devait entrer en vigueur, les privilèges des multinationales prendraient force de loi et lieraient pour de bon les mains des gouvernants. Lire la suite

L’atlantisme est un piège

par Bertrand Renouvin dans Chemins et distances le 25 mars 2014

Les manifestants de Kiev qui brandissaient des drapeaux bleus ont obtenu ce qu’ils voulaient : la signature du volet politique de l’accord d’association entre l’Union européenne et le pouvoir né de l’insurrection. Ils feraient bien de lire ce texte et de le mettre en relation avec les conditions posées par le Fonds monétaire international au début des discussions sur le prêt à l’Ukraine. Il va presque sans dire que l’accord signé le 21 mars détruit définitivement l’illusion d’une intégration de l’Ukraine dans l’Union. En attendant la signature du volet économique qui devrait avoir lieu après l’élection présidentielle du 25 mai, les Ukrainiens noteront qu’ils sont désormais soumis aux principes de l’économie de libre marché (titre I, article 3) et qu’ils sont engagés dans une coopération impliquant des contacts militaires (titre II, article 5) avec des pays qui sont membres de l’Otan. Il s’agit donc d’un accord d’association européo-atlantique, qui réjouit les plus occidentalistes des Ukrainiens, soucieux de trouver assistance et protection contre le voisin russe. Leur joie sera de courte durée.

Ils ont déjà constaté que l’Occident n’a pas empêché le rattachement de la Crimée à la Russie et ils auraient déjà dû s’apercevoir que l’économie de marché est celle du renard libre dans le poulailler libre. Pourquoi ? Parce que le FMI exige, comme d’habitude, les « réformes » qui entraînent l’appauvrissement et le pillage des pays qui les acceptent : privatisations, annulation des subventions, augmentation des taxes, augmentation de l’âge de la retraite, augmentation des tarifs du gaz et de l’électricité,  réduction de la protection sociale et des dépenses d’éducation… Choisi par les Etats-Unis et soutenu par Bruxelles, Arseni Yatseniouk, qui fait fonction de Premier ministre, a déjà engagé un programme de restrictions budgétaires pour prouver sa pleine et entière collaboration à cette sauvagerie programmée. L’Ukraine est dans la mâchoire du piège atlantiste.

La France aussi. A Kiev, l’accord d’association et le prêt de 15 milliards de dollars constituent l’appât. A Paris, il se présente sous la forme du Pacte transatlantique sur le commerce et l’investissement (PTCI). Avec d’autres peuples européens, nous sommes confrontés à la même idéologie libre-échangiste assortie de la même promesse d’avenir radieux par les progrès de la concurrence sur le marché dérégulé. En France et dans d’autres pays, nous constatons que le gouvernement des Etats-Unis est le maître de la manœuvre commerciale et financière comme il est, avec l’Otan, le maître de la manœuvre militaire.

La solidarité avec les Ukrainiens insurgés n’est pas plus gratuite que le partenariat transatlantique : il s’agit d’assurer la domination américaine sur un territoire européen aussi étendu que possible afin qu’un bloc atlantique puisse être opposé à la Chine – par ailleurs bordée par le Partenariat transpacifique. Il ne s’agit pas d’un complot machiavélique mais d’une logique de puissance qui s’est réaffirmée après l’effondrement de l’Union soviétique.

Au mépris de la promesse faite par James Baker à Mikhaïl Gorbatchev, l’Otan s’est étendue à l’Est, puis l’influence américaine s’est renforcée dans les Balkans, la France, divine surprise, est revenue dans le commandement militaire intégré et il a paru possible de rejeter la Russie encore plus loin vers l’Est par une révolution en Ukraine en attendant de faire la même opération en Biélorussie.

Le Partenariat transatlantique ferait quant à lui l’affaire des multinationales américaines dans des secteurs-clés et permettrait à l’Allemagne de réorienter son approvisionnement énergétique. Alors que la France a tout à redouter d’un accord qui mettrait en péril ses secteurs les mieux protégés, François Hollande a souhaité une conclusion rapide des négociations pour éviter « une accumulation de peurs, de menaces, de crispations ».

Cela signifie que, comme le retour dans l’Otan sous Nicolas Sarkozy, le PTCI doit être adopté sans débat public, à l’insu des peuples qu’on espère berner par la promesse d’un « plus de croissance ». Face au déni de démocratie, face au piège atlantiste, nous développerons, avec nos amis, le projet salutaire d’une confédération européenne des Etats nationaux de l’ensemble du continent.

L’avenir de l’Europe ne doit plus s’écrire à Washington.

Agression de la Russie via l’Ukraine par le bloc occidentaliste euro-transatlantique

     Drapeau

L’agression de la Russie via l’Ukraine par le bloc occidentaliste euro-transatlantique menace la paix mondiale, dont le maintien dépend de la détermination de Vladimir Poutine.

par le Comité Valmy le 5 mars 2014

Le Comité Valmy a dénoncé les graves provocations du camp euro-transatlantique contre le gouvernement souverain et légitimement élu de l’Ukraine. Organisée par les dirigeants étatsuniens soutenus par leurs satellites européens, cette nouvelle offensive tend à concrétiser l’un des objectifs stratégiques majeurs de l’impérialisme américain : écarter l’Ukraine de la Russie.

En effet, l’orchestration de la crise anti-russe, déclenchée aujourd’hui en Ukraine par les euro-atlantistes, résulte d’une politique délibérée, conçue et élaborée de longue date. Elle est une étape nouvelle au sein des manœuvres bellicistes de l’OTAN, dont la poursuite, après l’effondrement de la Russie soviétique, souligne le maintien de l’hostilité occidentale envers ce pays. Lire la suite

Pourquoi stopper TAFTA?

Les bonnes raisons de stopper TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement)

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : Nos normes plus strictes que les normes américaines et que les « normes internationales » (niveaux de pesticides, contamination bactérienne, additifs toxiques, OGM, hormones, etc.), pourraient être condamnées comme « barrières commerciales illégales ».

GAZ DE SCHISTE : Les gouvernements européens ne réglementeraient plus les exportations de gaz naturel vers les nations TAFTA. La fracturation hydraulique pourrait devenir un droit pour les sociétés qui pourraient exiger des dommages et  intérêts auprès des nations qui s’y opposent.

EMPLOI : Les entreprises souhaitant délocaliser dans les états concernés par le projet TAFTA où les salaires sont inférieurs, seraient protégées. L’Inspection et le code du travail devenant illégaux, plus de préavis de licenciement. Pôle emploi devrait être privatisé ou serait attaqué en justice par les sociétés d’intérim pour concurrence déloyale. Les conséquences du TAFTA sur le taux de chômage en Europe ne seraient que néfastes.

SANTÉ & RETRAITES : Les médicaments pourraient être brevetés plus longtemps, les groupes pharmas pourraient bloquer la distribution des génériques. Les services d’urgence pourraient être privatisés. Les Assurances privées pourraient attaquer en justice les CPAM pour concurrence déloyale. Les retraites par répartition pourraient être démantelées, les compagnies d’assurances se substitueraient aux CRAM,ARRCO, AGIRC…

EAU & ÉNERGIE : Ces biens seraient privatisables. Toute municipalité s’y opposant pourrait être accusée d’entrave à la liberté de commerce, idem pour l’énergie, qu’elle soit fossile, nucléaire ou renouvelable. La sécurité nucléaire serait réduite. Le prix du gaz et du kW seraient libres.

LIBERTÉ & VIE PRIVÉE : Grâce à la révolte publique, les sociétés espérant enfermer et monopoliser l’Internet ont échoué l’année dernière à faire adopter leur ACTA répressif ; des textes plus pernicieux sont dans le TAFTA.

SERVICES PUBLICS : Le TAFTA limiterait le pouvoir des États à réglementer les services publics tels que : services à la personne, transports routiers, ferroviaires, etc. et réduiraient les principes d’accès universel et large à ces besoins essentiels.

CULTURE & PRODUCTION ARTISTIQUE : Les gros producteurs d’audiovisuel pourraient interdire les productions privées ou professionnelles à faible budget comme youtube, vimeo, dailymotion, les financements collaboratifs seraient rendus illégaux. Les musées nationaux perdraient leur droit de préemption sur les trésors artistiques nationaux au profit de collectionneurs privés

ENSEIGNEMENT : Les universités privées pourraient attaquer en justice l’Éducation nationale pour concurrence déloyale. De la maternelle au doctorat, les sociétés privées contesteraient aux écoles, cantines scolaires et resto U, toutes subventions municipales, régionales ou nationales.

D’autres arguments : http://stoptafta.wordpress.com/category/pourquoi-lutter-contre-la-traite-transatlantique/

Le régionalisme entraînera la mort de la France

pierre-hillard

par le Le Bréviaire des Patriotes
Pierre Hillard est un essayiste français, docteur en science politique. Il est connu pour ses analyses du mondialisme ainsi que du processus de destruction des nations dans le but d’instaurer un gouvernement mondial. M. Hillard a répondu à nos questions suite aux déclarations de François Hollande, lors de sa conférence de presse du 14 janvier dernier, sur la diminution du nombre de régions. Un régionalisme à marche forcée dicté par l’Union Européenne et l’Allemagne

Dans sa récente conférence de presse, le chef de l’État a fait part de sa volonté de diminuer le nombre de régions, tout en augmentant leur taille et leur puissance. Comment recevez-vous ce projet ?

PH : L’idée n’est pas nouvelle. Déjà, en 2009, le rapport Balladur avait lancé un projet similaire. Le président Hollande veut, apparemment, procéder à une refonte des frontières régionales françaises. En dehors de la modification territoriale, il est difficile de savoir quelles compétences nouvelles seront attribuées à ces régions. Pour le moment, aucune information n’a filtré de l’Elysée. On peut, cependant, être sûr que ces blocs régionaux vont acquérir tôt ou tard des prérogatives supplémentaires car c’est la finalité du projet. Suis-je étonné d’une telle annonce … bien sûr que non. Elle n’est que la conséquence d’un long travail fait en amont dans le cadre de l’Union européenne. Celle-ci s’inspire du travail fait en coulisses par l’Allemagne.

Peut-on y voir une tendance à tendre vers le modèle allemand des Länder ?

PH : L’Union européenne est le diffuseur des principes régissant la spiritualité politique allemande : régionalisme ethnique et technocratique dans un cadre fédéral. Le principe régionaliste a toujours été prégnant depuis l’existence de la CEE puis de l’UE. Il a vraiment décollé avec l’adoption du Traité de Maastricht (1992) instituant le principe du fédéralisme. J’explique tout cela d’une manière détaillée dans mon livre « Minorités et régionalismes ». Lire la suite

Projet d’accord transatlantique : un nouvel OTAN économique!

Image illustrative de l'article Mouvement politique d'émancipation populaire

Le 15 septembre 2013 Communiqué du Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Les États-Unis d’Amérique ont proposé à l’Union européenne un accord commercial bilatéral à l’occasion de la réunion du G8 qui s’est tenue à Lough Erne, en Irlande du Nord, les 17 et 18 juin 2013. Il n’y aurait rien à redire si ces négociations entre les États-Unis d’Amérique et l’Union européenne avaient pour objectif de rapprocher les peuples des deux côtés de l’océan. Un tel partenariat, s’il avait pour ambition d’améliorer la prospérité générale, de s’attaquer radicalement aux désastres environnementaux, d’établir des normes de haut niveau en matière de protection sociale, tant du point de vue des soins de santé que de retraites ou de conditions de travail, d’éradiquer définitivement le chômage et la précarité, et donc la pauvreté, susciterait un enthousiasme universel. Il serait un exemple pour le reste du monde.

Hélas, comme tous les traités de libre-échange depuis des décennies, non seulement il ne s’agit pas du tout de cela, mais de l’inverse. La décision prise en Irlande les 17 et 18 juin 2013 est monstrueuse à tous égards. Lire la suite

Le marché transatlantique, cimetière des nations

marche-transatlantique

par Pierre Hillard , Docteur en science politique et essayiste. Le 4 juillet 2013

Après l’annonce par le président Obama, en février 2013, du lancement d’un marché transatlantique, les événements se sont accélérés les 17-18 juin lors de la réunion du G8 en Irlande du Nord. Avant de rentrer à Washington, le président américain a fait un détour, comme par hasard… à Berlin afin de régler avec la chancelière Merkel les derniers points permettant l’assujettissement du Vieux Continent aux financiers de Wall Street. La France n’oppose plus de résistance. Lire la suite

La « Cultural Exception » et le « Speak White »

par l’A.FR.AV association Francophonie Avenir

Il se joue actuellement, dans notre dos, le sort de l’indépendance linguistique de la France et de l’Europe. En effet, sans trop savoir qui en est à l’origine, mais certainement pas les peuples d’Europe, il s’est lancé l’idée, qu’au niveau européen, il fallait créer une sorte de marché commun avec les États-Unis d’Amérique (Accord transatlantique UE-ÉUA).

Il va de soi que si l’Europe entrait dans un tel marché, il en serait fini de son indépendance politique, économique, culturelle et linguistique. Lire la suite