Archives pour la catégorie Grece

Grèce : sophisme et farce démocratique

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Juillet 2015 a vu se jouer sur la scène européenne une véritable « farce démocratique » à un rythme vaudevillesque !

Après cinq mois de négociations et de sursis, un référendum décidé dans la précipitation et rudement désavoué par Bruxelles, et qui voit le peuple rejeter à une forte majorité les mesures exigées par la troïka, une victoire de la Démocratie !

Vite transformée, en une capitulation voire une « trahison », les mesures « austéritaires » du mémorandum rejetées par le peuple s’appliqueront et seront même renforcées…Ce coup est dur pour la démocratie en Europe et n’est pas sans rappeler le précédent du NON français de 2005 au TCE…

Cet évènement est cependant salutaire car, par sa portée internationale, il a permis de mettre en lumière la nature  profondément anti démocratique de cette construction européenne. Pour  les démocrates authentiques plus d’atermoiement, il faut en sortir et vite !

Je  garde en mémoire une sentence de Charles Pasqua qui avait dit avec son accent rocailleux : « l’Europe (de Bruxelles) est un totalitarisme mou, mais un totalitarisme tout de même ! » Force et de constater que l’UE c’est Big Bruxelles !

Les leçons :

-Certains pensaient que nous pouvions sous-traiter la désintégration de l’euro et de l’UE aux Grecs : Lire la suite

Meeting CNR-RUE du 7 février 2015

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par Thierry DELBOS, signataire de l’appel à la création du CNR RUE

Dès l’acte unique de 1986 la construction européenne imposa son choix d’économie ultralibérale; Maastricht en 1992 confirma le caractère fédéraliste jusque-là dissimulé aux peuples, Lisbonne en 2007 sa nature anti démocratique. Il est clair que les USA sont à la fois maître d’œuvre et maître d’ouvrage  de cette construction initiée dès 1945 pour fixer les nations européennes dans un glacis atlantiste dont le parachèvement est le TAFTA !

Mon engagement contre cette construction européenne est de longue date. Conforme en ce sens à mon engagement politique guidé depuis toujours par deux grands esprits, patriotes, courageux, intègres  et visionnaires, je veux bien entendu parler de Jean Jaurès et du Général De Gaulle. On peut me classer dans la catégorie des « gaullistes sociaux ».

1-Retour sur l’élection européenne du 25 mai 2014

« L’abstention est en recul, c’est une victoire pour l’UE ! » ainsi titrait BFTV au soir de l’élection.

Certes l’abstention était en recul de 3 points par rapport à 2009, on pouvait donc en déduire « à chaud » que la campagne de boycott avait été un échec …mais certainement pas un signe d’un retour en grâce de la construction européenne !

Alors comment expliquer ce fléchissement ? Lire la suite

La Grèce encore et toujours…

Plus que jamais, la Grèce c’est l’Espagne, c’est la France, ce sont les peuples d’Europe!

Par Jacques Cotta • Actualités • Dimanche 15/02/2015 

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Les attentats ou profanations de tombes, outre leur caractère odieux, servent entre autre à faire passer au second plan l’essentiel : ce qui se joue en Grèce après l’élection de Tsipras et le score de Syriza conditionne l’avenir du peuple grec, mais plus, de l’ensemble des peuples d’Europe. Les conditions posées par l’Union Européenne –la poursuite des réformes structurelles notamment- tendent à prolonger en l’aggravant la politique jusque là imposée par la Troïka. Le 7 février se tenait à Paris une réunion publique à l’initiative du CNR-RUE. Ne pouvant y être présent, j’y ai fait parvenir un message que je communique ci-dessous. Il me semble important car le temps passe mais les enjeux demeurent. Accepter les conditions fixées par la BCE, l’UE et le FMI ou refuser de plier. Mais y a-t-il alors une autre solution que la rupture avec l’UE et la reconquête de la souveraineté –économique, monétaire, politique, démocratique- par le peuple grec, ouvrant la voie à tous les peuples d’Europe ?

Les leçons grecques

Notre réunion se fait à l’heure grecque et espagnole. C’est de là qu’il nous faut partir. En Grèce le sol européen a tremblé. En Espagne les répliques sont annoncées et contrairement aux lois de la physique, celles-ci risquent fort d’être d’une magnitude plus importante que la secousse initiale.

Appréciation exagérée ? J’entends d’ici les plus sceptiques me prêter des illusions dans les directions de Syriza ou de Podemos. Mais là n’est pas le point de départ. Aucune illusion, ni là-bas, ni Ici ! En Grèce comme en Espagne, comme en France, comme partout, nous savons qu’il n’existe ni Dieu, ni César ni tribun. Pas plus de sauveur suprême. Ce ne sont pas les chefs qui définissent le mouvement, quel que soit par ailleurs leur talent, leur sincérité ou leur duplicité, c’est le peuple dans sa diversité, dans son unité, dans sa détermination.

  • Telle est la première leçon, forte d’enseignements pour nous en France, que nous délivre le peuple grec.

Lorsque l’intolérable est atteint, que l’arrogance des puissants devient une agression insupportable, lorsque la possibilité  de se nourrir, de se loger, de se soigner, de s’éduquer est compromise, lorsque la vie tout simplement est menacée pour des centaines de milliers, pour des millions, alors le peuple se dresse et dit avec les moyens qu’il trouve à sa disposition : Ca suffit ! Lire la suite

Vers un printemps grec ?

Communiqué du Bureau exécutif du Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 26 janvier 2015.

Le M’PEP se réjouit de la victoire de SYRIZA lors des élections législatives du 25 janvier 2015 en Grèce. Avec plus de 36% des voix, SYRIZA est désormais la première force politique du pays, son leader, Alexis Tsipras, est devenu Premier ministre. La Commission européenne, la Banque centrale européenne, les milieux dirigeants allemands, soutenus par les grands médias, avaient pourtant tenté de semer un climat d’inquiétude sur la perspective de l’accession de SYRIZA au pouvoir. Ce parti a été qualifié de « gauche radicale » pour effrayer le public, alors qu’il se classe plutôt dans la gauche modérée puisqu’il ne souhaite ni sortir de l’Union européenne, ni de l’euro. D’ailleurs les marchés financiers n’ont manifesté aucun signe d’inquiétude après la victoire électorale de SYRIZA.

1- Les Grecs ont manifesté leur volonté de reconquérir leur souveraineté nationale et ils ont rejeté les politiques néolibérales d’austérité et la classe politique corrompue et discréditée, gauche et droite confondues.

Le peuple grec s’est prononcé pour une solution nationale : libérer la Grèce des envahisseurs que sont les hommes en noir de la Troïka (Banque centrale européenne, Fonds monétaire international, Commission européenne), retrouver leur dignité. Cette lutte de libération nationale a pour but de redonner à la Grèce sa pleine souveraineté, seule solution pour que le peuple choisisse lui-même son destin. C’est ce qu’a dit, à juste titre, Alexis Tsipras dimanche soir : « le peuple grec a écrit l’histoire ». La leçon est bonne pour toute l’Union européenne : chaque peuple a la possibilité de reprendre en main sa souveraineté à l’échelle nationale. Lire la suite