Archives pour la catégorie Economie-énergie

QE ou comment Draghi viole l’article 123 du traité de Lisbonne

euro chaines brule

« L’euro est officiellement mort le jeudi 22 janvier 2015 »

par Charles SANNAT le 22 janvier 2015
Le 16 septembre 2014, il y a peine quelques mois, j’écrivais l’édito du jour et je l’intitulais :

« Construction, union, intégration, désintégration, dislocation, et explosion !… »

J’y disais la chose suivante, et vous pourrez le relire en entier pour ceux qui le souhaitent car je vous indique le lien en bas de page.

« Construction, union, intégration, désintégration, dislocation, et explosion… voilà quelles pourraient être les différentes étapes de la vie à la mort de l’Europe tant l’ensemble européen est désormais à la croisée des chemins, coincé entre plus d’intégration (ce qui est actuellement souhaité) et la tentation de la désintégration où chaque pays membre, en particulier de la zone euro, souhaiterait pouvoir retrouver quelques marges de manœuvres monétaires pour adoucir des politiques budgétaires qui se doivent, face aux tombereaux de dettes souveraines accumulées et à l’absence de croissance, de devenir restrictives… »

Il ne s’agit pas de faire de la « gloriole » mais de remettre justement la décision très importante de la BCE concernant le QE annoncé de plus de 1 100 milliards d’euros. Un QE monumental, colossal, que dis-je, MAGISTRAL et pourtant, alors qu’il est salué par tous les commentateurs ou presque, par les marchés comme par les investisseurs, j’ai pourtant à cette occasion l’immense regret de vous faire part du décès de la monnaie unique appelée « euro ».

Derrière la « bonne nouvelle » se cache la première étape de la désintégration de la zone euro !

Bon, vous l’aurez compris, je ne suis pas triste du tout en fait. L’euro était très mal ficelé et cela n’a aucun sens de poursuivre cette aventure monétaire commune devenue désastreuse et c’est un premier pas très important qui a été fait aujourd’hui par Mario Draghi : il vient ni plus ni moins d’annoncer qu’il y aura de moins en moins d’euros dans les prochains mois, même s’il semble qu’il va y en avoir beaucoup plus et je vais me faire un plaisir de vous expliquer ce qui peut sembler, à première vue, un grand paradoxe. Lire la suite

Des élus municipaux français et allemands s’engagent contre l’austérité et pour couper les banques en deux !

lundi 12 août 2013 par Solidarité et Progrés

Une première ! 12 élus municipaux français et allemands se sont réunis à Arzviller en Moselle samedi 10 août pour s’engager là où nos dirigeants ont échoué. Ils ont adopté une déclaration commune appelant au combat contre la finance au delà des convictions partisanes et au nom des générations futures.

« Nous autres, maires et élus français et allemands, réunis ce samedi 10 août à Arzviller (Moselle), dans l’esprit du Traité de l’Elysée en son cinquantième anniversaire, déplorons la défaillance de nos dirigeants, incapables d’affronter une oligarchie financière qui promeut le démantèlement social, bafoue nos souverainetés nationales et impose une politique menant à la dépopulation à l’échelle mondiale.

Dans nos communes, nous ressentons chaque jour les conséquences de cette défaillance. Les recettes fiscales s’effondrent et les services publics vitaux ne sont plus assurés. Le scandale que constituent la manipulation internationale du LIBOR et les emprunts toxiques frauduleux imposés par les banques, qui frappent de nombreuses communes en Allemagne et en France, n’est que la partie émergée de l’iceberg. Un changement de cap est nécessaire pour protéger l’intérêt général et nos peuples.

Nous sommes particulièrement scandalisés par les nouvelles lois bancaires adoptées à l’échelle de l’Europe, de l’Allemagne et de la France, qui permettent aux spéculations sans frein de continuer, accompagnées de politiques d’austérité de plus en plus criminelles. Nous ne voulons pas que les mêmes causes ayant produit les monstres des années trente du XXe siècle en produisent de pires aujourd’hui ! Nous sommes déterminés à arrêter la machine infernale.

Nous considérons que la première mesure à prendre est de couper les banques en deux, pour empêcher les criminels financiers de nuire en se sachant toujours protégés par les Etats. Il s’agit du principe du Glass Steagall Act de Franklin Roosevelt, également mis en oeuvre en Europe après 1945 : la séparation entre spéculation et activité de banque de dépôt et de crédit.

En même temps, pour relancer nos économies, nous appelons à des projets d’investissement massifs et à long terme, fondés sur l’équipement de l’homme et de la nature, de l’Atlantique à la Mer de Chine, par une entente pour le développement mutuel entre nations souveraines. Avec des banques nationales émettant le crédit nécessaire à ce dessein, nous serons en mesure de déterminer nous-mêmes notre avenir.

Nous sommes convaincus que sans ce retour de l’initiative publique, aux niveaux nationaux et régionaux, nous resterons soumis à l’ordre de l’oligarchie financière de la City, de Wall Street et de leurs collaborateurs dans nos pays. Au lieu de cela, nous entendons faire monter ensemble la voix de la justice et de la dignité, et retrouver notre identité de véritables Allemands et Français, patriotes et citoyens du monde.

En clair, cela signifie sortir par le haut du système de l’euro, qui interdit le financement de grands projets par du crédit public et livre les Etats aux grandes banques. Nous voulons un monde délivré de la City et de Wall Street pour que les générations futures puissent vivre, découvrir, créer et mettre en œuvre un développement mutuel. Nous voulons une vraie Europe des peuples !

Il ne s’agit pas d’un engagement relevant de convictions partisanes, de consensus ou de compromis. C’est l’engagement que nous prenons pour l’avenir de nos enfants et petits-enfants et, au-delà, pour l’humanité.

Nous soutenons ardemment ceux qui, aux Etats-Unis, se battent pour la même cause, en espérant que leur succès affermisse ici notre courage. Pour notre part, nous rendrons publique aussi largement que possible notre initiative, sans laisser aucun répit à nos propres responsables. »

 

Jean-Luc Gréau: petits (et gros) mensonges entre « amis »

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Le discours médiatique et politique qui accompagne le drame de l’euro et celui, concomitant, de l’Europe, s’efforce de réduire son enjeu à des trivialités. Le séisme qui a commencé à ravager le Vieux Continent viendrait de ce que certains pays ont commis des « erreurs ». Erreurs pardonnables, cela va de soi, mais surtout réparables. Ceux qui se sont risqués à nous lire savent ce que nous en pensons. Le vice de conception qui affecte l’euro depuis son origine a provoqué une crise irrémédiable dont la gravité s’accentue au fil des mois sous l’effet de politiques inopérantes d’austérité publique et salariale.

Mais il ne faut pas s’en tenir à la leçon intellectuelle de la malfaçon de l’euro. Après la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, la crise opère son action de dévoilement à Chypre. La Chypre grecque, membre à part entière de l’Europe et de l’euro. Ce pays provoque au sein des instances européennes un conflit disproportionné au regard de sa population de 850 000 habitants et de son PIB affiché de 16 milliards d’euros égal à 0, 2 % du PIB total de la zone. Mais il fournit surtout la quatrième démonstration de ces falsifications auxquelles se sont livrées différents pays, des fautes donc, et non pas des erreurs comme se plaisent à le dire les commentateurs. Récapitulons ces falsifications.

Le trucage des comptes publics grecs est la seule avouée à ce jour. Lire la suite

Nouvelle énergie, nouvelle monnaie

Conférence organisée par l’association Espoir Economique le 27 mars 2013 à Clermont Ferrand

Philippe Murer du Forum Démocratique a développé dans une première partie la situation énergétique par type, chiffres et coûts : Energies Fossiles, Nucléaire, ENR.

La transition énergétique vers le solaire qui représente une énergie disponible 5000 fois la consommation actuelle et l’hydrogène via la PAC (Pile à combustible) pour les transports, est nécessaire et possible sous 20 ans, à condition de financer des investissements comparables à ceux du début des années 60 pour le nucléaire mais en période d’austérité généralisée la volonté politique est absente empêtrée dans les crisse de la dette et de l’euro

lire l’intégralité ici

 

D’où la transition avec la « monnaie nouvelle » qui ne sera ni plus ni moins qu’un retour à des monnaies nationales selon Jacques Nikonoff du M’PEP. En effet l’euro est appelé à disparaître souffrant de quatre erreurs de conception: pas de zone monétaire optimale, une BCE qui ne peut prêter aux états, des états qui ne peuvent s’entraider , une croyance puérile en l’efficience des marchés. Le fédéralisme prôné pour faire face à la crise est impossible  car il n’y a as de projet politique commun (d’ailleurs y-en-a-t-il un en France?).