Archives pour la catégorie Non classé

Fusion des Régions ou la dislocation de l’Etat-nation!

Appel-pour-une-Auvergne-Démocratique-et-contre-la-fusion-des-régions

contact: fusionregions@laposte.net

Un grand merci à toutes les personnes qui ont répondu présent  à l’invitation du MPEP et  du Cercle des Patriotes Optimistes à Clermont-Ferrand, ce 29 mai 2015,  date du 10 ème anniversaire du NON au TCE (Traité constitutionnel européen).

Se sont ainsi rencontrés des citoyens, des représentants  d’associations, de  syndicats, de partis politiques, dont les analyses convergent sur la trahison consommée des élites politiques de droite comme de gauche.  C’est en 2008 que le Congrès a permis la ratification du Traite de Lisbonne et son inscription dans notre Constitution.  Les  Français qui n’ont jamais accepté cette forfaiture, sont toujours plus nombreux  à rejeter l’Union européenne qui interdit à chaque état de l’Union de mener une  autre politique.

Reconquérir nos souverainetés nationales et populaires bafouées reste un objectif politique majeur pour la maitrise de notre avenir. A cet effet, la sortie des institutions de l’Union européenne  et  de l’OTAN doit devenir prioritaire.

Se pose alors  la question de savoir s’il est encore  possible de relancer la dynamique qui s’était créée en 2005 : une réponse peut se trouver dans le refus de la nouvelle réforme territoriale.

Déjà un appel (ci-joint) a été lancé par un collectif citoyen pour « une Auvergne démocratique et contre la fusion des régions Auvergne et Rhône-Alpes ».  Pour  éviter  qu’aucun espace  géographique ne soit absorbé par un autre et que les régions n’entrent en concurrence entre elles,  l’unicité de la République doit être préservée par la défense des communes  et des départements.

La réforme territoriale (la régionalisation, la métropolisation  et les euro-régions)  signe d’abord la soumission des territoires et des hommes à l’Union européenne, puis  la destruction programmée de notre Etat-nation et de ses solidarités.  A terme, la France disparaîtrait conformément à la volonté de Bruxelles et de Washington.

Les conditions de la dynamique de la victoire de 2005 sont là : les élections régionales de décembre 2015 doivent être le lieu et le moment pour rejeter cette réforme territoriale scélérate. C’est le moment de récupérer la souveraineté nationale et populaire. La forme reste encore à déterminer : participation, boycott participatif, …

Il est donc urgent de relayer de telles initiatives partout en France, pour que ce mouvement de coalition s’amplifie et devienne national!

10 ans après la victoire du NON au TCE

10 ans du NON

 

« 10 ans après la victoire du NON au TCE, quid de la démocratie, de la République et de la souveraineté nationale ? »

Le vendredi 29 mai 2015 à 18h30

CENTRE  RICHEPIN – Salle N°4

CLERMONT-FERRAND

Rappelez-vous 2005 : les Français prennent conscience que le traité constitutionnel européen (TCE) est un véritable piège qui n’a pour but que d’empêcher les états de choisir et de mener toute autre politique, le 29 mai 2005, le peuple  dit NON!

Mais en 2008, véritable coup d’état en France : le Traité de Lisbonne (clone du TCE)  est voté par le congrès, faisant voler en éclats le choix démocratique des Français !

Dix ans après les classes dominées paient tandis que les classes dominantes et le FN jubilent !

Les conséquences se nomment austérité, chômage, délocalisations, désindustrialisation, privatisations, services publics amputés, effectifs des fonctionnaires réduits, protection sociale démantelée, droit du travail et conditions de travail détériorées, lois sécuritaires…

Et TAFTA oblige, les Français n’en ont pas fini avec les réformes qui vont achever la destruction de l’Etat-nation, de l’égalité de traitement sur le territoire et de la République qui, à terme, risque de n’être plus  » une et indivisible ». Les réformes structurelles qui accompagnent ce démantèlement avancent très vite : santé, école, énergie, transport…

Sans oublier les ignominieuses ingérences militaires sous couvert de l’OTAN et des droits de l’homme qui favorisent le terrorisme et sèment un chaos qui ne se limitera pas au seul Moyen Orient …

Cette rencontre est pour nous l’occasion de célébrer cet anniversaire car n’est-ce pas la dynamique du NON de 2005 qu’il faudrait ranimer « pour ne plus laisser faire »?

Moyen Orient:du chaos constructif au choc des civilisations?

Brzezinski

La stratégie du « chaos constructif » élaboré par Zbigniew Brzeziński pour remodeler un grand Moyen Orient (partition de la Libye, de l’Irak et de la Syrie) offrant à Israël la suprématie militaire régionale tout en garantissant aux EU un accès et  un contrôle des réserves gazières et pétrolifères de la région, risque-t-elle de nous conduire au « choc des civilisations » théorisé par Huntington ?

Huntington

Les puissances de l’axe atlanto-qataro-sioniste, France en tête, après avoir orchestré la déstabilisation de la Syrie de l’intérieur par une classique « révolution de couleur » n’ont pas pu reproduire les conditions d’une intervention militaire directe comme en Libye pour faire tomber Bachar al Assad et le régime, la Russie et la Chine s’étant opposées à toute résolution violant la souveraineté du territoire syrie.

Ne pouvant donc intervenir directement,  l’opposition syrienne et son ASL n’étant que des constructions médiatiques, il leur a fallu perpétrer cette agression extérieure par forces interposées, les impérialistes ont réutilisé le fondamentalisme religieux pour tenter de transformer une pseudo révolution démocratique en guerre de religion : Bachar étant chiite, les chiites étant en minoritaires face aux sunnites la partie serait vite enlevée ! C’était sans compter sur le sentiment nationaliste syrien forgé  au cours de la jeune histoire de la République Arabe Syrienne dans ses luttes pour son indépendance, notamment contre la France, bien plus fort que le sentiment d’appartenance à une obédience sunnite ou chiite!

En encourageant, finançant et armant les salafistes sunnites pour mener sous couvert de « printemps arabe » le djihad en Syrie, les impérialistes ont ouvert la boite de Pandore : ils comprennent un peu tard que les monstres qu’ils ont créés leur échappent totalement. Et que la menace que représentent les Dayesh, Jabat Al Nosra et autres Al Qaida ne se limitera pas au Moyen Orient. Il est instructif à ce titre de lire les ouvrages de Jean-Loup Izambert (Crimes sans châtiments) et Samuel Laurent (Al Qaida en France) pour comprendre l’instrumentalisation des intégristes salafistes et leur objectif politique.

Il est à craindre en effet, à la faveur des situations crées en Libye, Syrie, lrak, Gaza, qu’un vaste mouvement de soutien à cette mouvance salafiste se soit opéré à travers le monde. Il est question de plus de 80 nationalités alimentant les rangs des combattants de l’EIIL en Syrie et en Irak, chaque jour apportant un flux grossissant de nouveaux volontaires pour le djihad, composés par de  jeunes hommes et femmes musulmans.

Mais suite au retournement des « impérialistes », difficile de prédire si l’engouement actuel va se tarir ou bien se développer et s’étendre ? On ne peut que constater que les intégristes salafistes se développent en Afrique du Nord et de l’Est, et que la théorie d’Huntington du « choc des civilisations » ayant la religion et la culture comme lignes de fracture devient une prophétie auto réalisatrice.

Thierry Delbos

Alors, on fait quoi ?

par Bertrand Renouvin le 12 février 2014

Le dernier éditorial se terminait par une adjuration - Ne laissons pas faire ceux qui ont trahi – qui a provoqué la question lapidaire d’une lectrice : « Alors, on fait quoi ? ». Mais qui, on ? Notre journal est lu par des militants de la Nouvelle Action royaliste et par des amis qui ne partagent pas notre conviction royaliste. L’ensemble forme un groupe de taille modeste mais cohérent. Nos amis ont compris que la NAR envisage la monarchie royale comme l’une des modalités de la République, autrement dit comme une institution qui permet, autant que possible, la réalisation du Bien commun.

C’est là un projet à très long terme, qui conserve son actualité. Les plus réservés de nos lecteurs savent que la symbolique monarchique et royale compte pour beaucoup dans la constitution de notre identité historique et constatent qu’elle inspire à la NAR une conception rigoureuse du Politique, qui s’affirme comme exercice pratique de la légitimité et de la souveraineté. Souveraineté nationale et souveraineté populaire, selon les principes communs. Légitimité que le pouvoir acquiert par inscription délibérée dans l’histoire nationale, par le consentement populaire, par le service rendu à la justice et à la liberté. Notre souci de la défense nationale, de l’équilibre du continent européen et du rôle de la France dans le monde procède de cette conception du Politique qui est l’œuvre, toujours enrichie, de chercheurs appartenant à diverses traditions. Cela signifie que la Nouvelle Action royaliste est tout le contraire d’une secte : elle ne cultive pas une mystique, elle n’a pas forgé une idéologie, elle reconnaît toutes ses dettes intellectuelles et c’est pourquoi elle peut agir en toute clarté avec ses amis dans ce parti des politiques qu’on peut tout aussi bien appeler parti patriote ou parti républicain.

Nous savons avec qui agir. Mais alors que fait-on ? Nous participons au réveil de la mémoire nationale, à la lutte contre l’ultralibéralisme, l’atlantisme et l’européisme, à l’élaboration du programme de la renaissance… Nous sommes, depuis longtemps, dans ce travail de la pensée qui nous permet de définir les objectifs communs : puisque nous subissons l’oligarchie qui vise ses intérêts particuliers, il faut rétablir le gouvernement selon l’intérêt général – la République. La trahison des élites ouvre une crise politique décisive : les dirigeants de droite et de gauche ont perdu toute légitimité ; il faut par conséquent renvoyer dans leurs foyers ceux qui violent quotidiennement la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Constitution de 1958.

Cet objectif révolutionnaire implique une stratégie qui se déploie depuis plusieurs années. Le point faible de l’oligarchie est ce qu’elle défend avec obstination : l’euro. Lire la suite

Que souhaiter pour cette année 2014 ?

A titre individuel, la santé et une vie pleine d’amour et d’amitiés !

A titre collectif, nous nous devons de retrouver le sens du vouloir vivre ensemble et de la cohésion nationale. La France doit reprendre la maîtrise de son destin, la maîtrise de ses décisions dans tous les domaines et cesser de subir celles de l’UE, de l’OTAN aux ordres de l’oligarchie financière et de l’impérialisme étasunien.

Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons mettre en œuvre un nouveau pacte historique, politique, économique et social  permettant de redonner une activité, une utilité et une dignité à chaque citoyen de notre pays ! Et ainsi montrer la voie aux autres nations afin de bâtir un monde de coopérations dans le respect des peuples à disposer d’eux-mêmes!

Vaste programme, mais il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer…

A parti unique, opposition unie!

par Alain Benajam

Traditionnellement et suivant le vœu de la puissance médiatique, les opinions politiques sont classées de droite ou de gauche formant ainsi un système partisan bipolarisé auquel chaque citoyen pourrait aisément adhérer. La gauche se proclame progressiste et la droite conservatrice.

Cette bipolarisation tend dans le monde occidental à réduire les opinions à seulement deux partis comme aux USA, les « démocrates » qui seraient plutôt de gauche et les « républicains » plutôt de droite.

Mais après des années de gauche au pouvoir il n’est pas perceptible qu’une différence de politique n’apparaisse entre ce qui nous est présenté comme deux opinions contradictoires. Cette façon de différencier les opinons ne serait elle pas un piège qui cacherait en fait un parti unique.

La Gauche face à la Droite, mythe ou réalité?

Le terme politique de gauche, comme de droite, provient de la disposition des partis et courants politiques dans l’hémicycle du parlement français depuis le début de la troisième république.

Dés 1870, à gauche siégeaient les partisans de la république comme mode de gouvernement pour la France et à droite siégeaient les royalistes. Au début de la troisième république le clivage politique était simple et marqué, républicains contre royalistes. Les républicains étaient à cette époque progressistes c’est à dire qu’ils œuvraient pour un progrès continu de l’humanité dans tous les domaines, que cela concernait la démocratie, l’industrie, la santé, l’éducation les libertés ou même les mœurs. Les royalistes étaient conservateurs c’est à dire qu’ils refusaient le progrès de l’humanité tel que décrit succinctement. Lire la suite

Le prétexte d’armes chimiques: prélude à une intervention militaire en Syrie?

 Le prétexte d’armes chimiques: prélude à une intervention militaire en Syrie?

La parole à Bassam Tahan, professeur de géopolitique et Pierre Dortiguier philosophe.

bassam tahan dortigiuer

« Les Américains jouent avec le feu, ils croient agrandir leur influence mais au contraire ils la minent! »

 

La crise chypriote, l’Allemagne et la Russie

La crise chypriote, l’Allemagne et la Russie

22 mars 2013

Par 

 

La crise chypriote est en train de tourner véritablement au psychodrame tant pour la zone Euro que pour la Russie et ses relations avec cette zone Euro. On peut se demander comment on en est arrivé là, et comment un pays, dont le PIB ne représente que 0,3% du PIB de la zone Euro, a-t-il pu provoquer une telle émotion et une telle confusion. En fait, cette dernière est largement le produit de l’action de l’Eurogroupe, l’instance intergouvernementale des 17 pays de la zone Euro, dont les décisions inadaptées ont transformé ce qui n’était qu’un simple problème de recapitalisation bancaire en une crise d’une particulière gravité.

Aux origines de la crise chypriote.

Cette crise trouve son origine dans la restructuration imposée aux créanciers privés de la Grèce au printemps 2012. Cette restructuration se traduit par une brutale dévalorisation des titres de la dette publique qui sont détenus par les banques, et en particulier par les banques de Chypre. La crise chypriote apparaît bien comme un effet collatéral de la crise grecque. Elle n’est nullement liée à un montant des dettes qui aurait explosé. De fait, la dette publique à Chypre est, avant restructuration des banques, de 73% du PIB, soit significativement moins qu’en Allemagne et en France. Lire la suite